À propos des Entrailles de Mademoiselle

Assignées à l’intériorité par notre statut de jeunes femelles, nous nous écla­tons les entrailles publique­ment, et nous réap­pro­pri­ons l’utilisation du terme Made­moi­selle, mar­que civil­isée de traça­bil­ité du beau morceau que nous sommes.

Pour nous, relever le sexe de l’auteur n’est pas une façon poé­tique de val­oriser l’idéal d’un sexe biologique, mais une néces­sité pour met­tre en lumière une con­struc­tion nat­u­ral­isée et invis­i­bil­isée. Nous n’écrivons pas en tant que « femmes » parce que nous nous sen­tons femmes par nature, mais bien parce que nous sommes assignées à en être et que la dom­i­na­tion que nous vivons réac­tive cette con­science quo­ti­di­en­nement, sans poésie aucune.

Nous écrivons en tant que féministes.

Nous rap­pelons que le fémin­isme n’est pas une névrose, qu’il ne se définit pas comme étant un dis­cours sur « des ques­tions de femmes », et que nous ne refu­sons pas les com­pli­ments à con­di­tion que ceux-ci ne nous désig­nent pas comme étant « LA com­pagne sexy de l’Homme Pen­sant » avec un grand P comme dans Paternalisme.

Nous écrire : entraillesdemademoiselle[@]gmail.com (enlever les cro­chets pour avoir une adresse valide)

7 Responses to À propos des Entrailles de Mademoiselle

  1. Chomp' says:

     »Nous rap­pelons que le fémin­isme n’est pas une névrose »
    … et le pro-féminisme (au moins chez quelques hommes) non plus.

  2. Cahuete says:

    Bon­jour Mademoiselle-Madame
    Voici un lien intéres­sant, si tu ne l’as pas encore déjà lu.
    http://www.rue89.com/2011/07/07/une-prostituee-est-elle-inviolable-212489

    Bonne journée

    Nelly

  3. reyre says:

    n’importe quoi!! perso je suis fémin­iste, non marié, et je ne veux pas qu’on m’appelle madame!!!!je reprend toutes les per­son­nes qui m’appellent madame!!et je rajoute même le made­moi­selle dans cer­tains imprimés.…ce n’est pas choquant pour moi avec mes 47 ans.….…et je ne com­prend votre combat ????

  4. reyre says:

    n’importe quoi!! perso je suis fémin­iste, non marié, et je ne veux pas qu’on m’appelle madame!!!!je reprend toutes les per­son­nes qui m’appellent madame!!et je rajoute même le made­moi­selle dans cer­tains imprimés.…ce n’est pas choquant pour moi avec mes 47 ans.….…et je ne com­prend votre com­bat ????pourquoi voulez vous êtres appelé madame??????parce que vous avez des enfants avec un homme qui ne veut pas se marier? c’est n’importe quoi!! votre pb n’est pas le pb des autres femmes!! changez d’homme!! et pren­nez en un qui fera de vous une « madame »

  5. JM says:

    Made­moi­selle,
    En lisant votre dernier papier dans CQFD, je repense à la théorie de Noam Chom­sky selon laque­lle lorsque l’on présente une idée com­muné­ment accep­tée par la pen­sée dom­i­nante, il n’est nul besoin de l’argumenter. Ainsi si quelqu’un dit que le Cam­bodge des Khmers rouges était une dic­tature sanglante, nul besoin d’en rajouter. Par con­tre, si l’on dit comme Chom­sky, que l’Indonésie alliée des États-Unis a fait plus de vic­times que les Khmers, là il faut argu­menter. Ainsi, si l’on parle des hommes et des femmes comme de « deux classes sociales », il n’est nul besoin d’argumenter, puisque (et cela peut peut-être paraître para­doxal pour cer­tains) l’idée que les hommes sont les dirigeants et les femmes les dirigées fait par­tie aujourd’hui de la pen­sée dom­i­nante. Je sim­pli­fie, et évidem­ment, je devrais sans doute m’expliquer car mes idées sur le sujet ne font pas par­tie de la pen­sée dom­i­nante (et sont en général reléguées du côté de la pen­sée « patri­ar­cale »), mais je ne le ferai pas, car ce n’est pas moi qui ai écrit l’article, et je me con­tenterai de poser la ques­tion : quel est votre argu­men­taire con­cer­nant l’idée que les hommes et les femmes con­stituent « deux classes sociales » dis­tinctes ?
    Je pense par con­tre que l’honnêteté s’imposant, je doit pré­ciser que oui, je suis de sexe mas­culin. Ma com­pagne et mère de mes enfants serait sans doute encore plus mor­dante que moi, mais polémi­quer n’est pas trop son truc. Je pour­rais peut-être lui met­tre la pres­sion et lui dire quoi écrire, mais alors là…
    Ami­tiés sincères,
    JM

    • Christine says:

      J’suis pas la per­sonne inter­pelée mais je tente une réponse : les femmes se tapent 80% du boulot (à la louche) et pos­sè­dent 10% des richesses et du pou­voir (à la louche aussi)

      • JM says:

        De quel boulot s’agit-il ? Le boulot salarié ? Le boulot à la mai­son ? Les deux ? De quelles richesses et de quel pou­voir ? C’est vague comme sta­tis­tique. Ça n’explique pas com­ment on peut faire deux classes dis­tinctes à l’intérieur d’une famille, ou même d’un cou­ple. Le cou­ple, la famille sont ils d’abord des rela­tions d’amour entre indi­vidus ou des contrats ?

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