Cher camarade…

Dimanche dernier, devant la télévision, je suis tombée sur une interview de toi, cher camarade Benoît Hamon. La bouche en coeur, je t’ai vu ânonner ta leçon de féminisme tout frais. Le petit poing brandi, tu t’es insurgé contre le « déferlement de propos sexistes » déclenchés par « l’affaire DSK » propos tenus « d’ailleurs parfois par des dirigeants de gauche ».

Je me suis mise à rire nerveusement. Dans ta croisade contre le sexisme tu as égratigné ceux qui « auraient mieux fait de se taire » plutôt que de proférer des propos sexistes,  et dénoncé une « forme d’impunité masculine »…

Tout y est passé, camarade, y compris la déclaration de Jack Lang, que tu as qualifié comme étant de « très mauvais goût » [1. à propos  de la décision de maintien en détention de DSK, J. LANG a prononcé cette phrase : « alors qu’il n’y a pas mort d’homme, ne pas libérer quelqu’un qui verse une caution importante, ça ne se fait pratiquement jamais » voir la vidéo].

Tu as également déclaré fièrement avoir signé la pétition initiée par Osez le Féminisme, pétition dénonçant  « l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sexisme décomplexé », et soulignant la « confusion intolérable [entretenue] entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes ».

Tu es le premier signataire à apparaître sur le site d’Osez le Féminisme, en tant que responsable politique :
Et vois-tu, camarade, cela me chagrine de te découvrir en héraut de cette cause. Parce que, figures-toi, le 24 janvier dernier, ce que j’avais retenu de tes propos ne laissait en rien présager de ton engagement actuel contre les propos sexistes. Je me souviens d’avoir lu ceci :

« je n’ai pas vécu cette époque (mai 68), mais les slogans étaient vraiment drôles. Il y avait un dessin sur un mur laissé par les fascistes avec marqué dessus « Gauchistes, vos femmes sont dégueulasses. » Evidemment un gauchiste était passé derrière. Il avait inscrit : « …et c’est pour ça que nous baisons les vôtres. » Bon, c’est un peu sexiste, mais c’est très amusant quand même. (Hamon rencontre Gang of Four, RUE 89, 24/01/2011)

"Certains auraient mieux fait de se taire", B. Hamon, BFM TV, 22/05/2011

Que le cul des femmes soit le trophée d’une petite guerre de tranchées entre « gauchistes » et « fascistes », c’est hilarant, en effet. Que les femmes soient des objets à conquérir, pénétrer, posséder, voler à leur  « propriétaire », l’homme, qu’il soit « gauchiste » ou « fasciste », c’est tordant, en effet.

Que les femmes soient rabaissées à l’état de trou, de jouet, de monnaie d’échange, quelle bonne blague ! Donner le sentiment que les femmes sont entrées dans l’histoire sans visage, sans cerveau, sans parole, mais avec leur cul, c’est désopilant !

Le lendemain de la parution de cette interview, je t’ai écrit un  petit mail pour te faire part de mon agacement. Tu n’as pas daigné répondre, évidemment, mais maintenant que tu sembles avoir pris conscience de l’importance de toutes ces histoires de bonnes femmes, maintenant que tu ne sors plus sans ton tout nouveau féminisme sous le bras, peut-être comprendras-tu le sens de ce petit message, que je me permets de t’adresser à nouveau.

de    Les Entrailles de Mademoiselle entraillesdemademoiselle@gmail.com
à    benoit.hamon@parti-socialiste.fr
date    25 janvier 2011 17:38
objet    Rue89 : « un peu sexiste, mais (…) très amusant quand même »

Cher camarade,

Un petit mail pour te venir en aide : il m’a semblé, après lecture de ton interview (« Hamon rencontre Gang of Four« ), en ligne sur Rue89, que tu n’avais retenu qu’un slogan de mai 68, et pas le meilleur.
(« Gauchistes, vos femmes sont dégueulasses. » Évidemment un gauchiste était passé derrière. Il avait inscrit : « …et c’est pour ça que nous baisons les vôtres. »).

Tu le reconnais, c’est « un peu sexiste, mais (…) très amusant quand même ». Tu le sais bien, « un peu sexiste, mais très amusant », c’est comme « un peu raciste, mais très amusant » : ça ne fait rire que l’homme ou le blanc mais plus rarement la femme (en l’occurrence ici, la « baisée ») ou le Noir/Arabe.

Comme je ne veux pas te laisser démuni lors d’une prochaine interview, je te conseille un petit recueil de slogans de 68. Tu vas voir, il y en a beaucoup, tu n’es pas obligé de citer les plus misogynes : Slogans Mai 68.

Tu comprendras, camarade, j’en suis certaine, que je prenne le temps de t’écrire ce mail pour te faire part de mon indignation. Parce que, vois-tu, pour reprendre un slogan de 68, « Céder un peu c’est capituler beaucoup ». Il est d’ailleurs symptomatique que ce ne soit pas ce slogan là qu’un socialiste ait retenu.

Cordialement,

La rédaction des Entrailles de Mademoiselle.

Cher Camarade, tu vas me dire que je suis injuste. Tu n’es pas le seul à avoir proféré des propos « un peu sexistes ». Mais te voir te pavaner en donnant des leçons aux autres à propos de leurs interventions sexistes, ça m’a  fait rire jaune (une petite blague sur les « jaunes » ? non ? Sûr ? ça pourrait être « un peu » raciste, « mais très amusant quand même » ?). Tu vois, j’ai trouvé ta petite leçon de choses à l’antenne dimanche gonflée et ridicule. Comme s’il suffisait, quand l’actualité l’impose d’une manière trop pressante, d’apprendre une petite fiche de synthèse « le féminisme pour les nuls », pour mieux l’oublier le lendemain.

J’aimerais, cher camarade, que tu ne nous prennes pas pour des dindes. Tu t’es senti autorisé, en ta qualité de porte parole du PS, à citer une phrase sexiste sur un média comme RUE89,  à reconnaître son caractère sexiste, et à en rire. Et tu t’insurges quatre mois plus tard contre « l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sex­isme décom­plexé », via la pétition d’Osez le Féminisme ? Ça, c’est drôle camarade. Un peu triste, mais très amusant quand même.

Vois-tu, une phrase ne peut pas être « un peu » sexiste, camarade : elle est sexiste ou elle ne l’est pas.

Se sentir autorisé à faire une blague un peu sexiste, se montrer un peu pressant, mettre un peu la main au cul d’une femme sans s’assurer qu’elle le veuille, payer un peu moins les femmes, en présenter un peu moins sur une liste électorale, les aider un peu pour les tâches domestiques, les taper un peu de temps en temps, les forcer un peu au lit, on pourrait un peu dire, mais pas trop fort camarade, le mot est banni au parti socialiste, que tout cela a beaucoup à voir avec une histoire… d’oppression des femmes.

Et cette myriade de « un peu » accumulés, au final camarade, ça fait beaucoup. Beaucoup trop.

Tu remarqueras, cher camarade, puisque tu te penches à présent avidement sur les textes féministes (dieu soit loué !), que tous ces « un peu » ne sont en rien anecdotiques. Il font système, camarade. Et tu y as un peu apporté ta pierre. Alors il ne faut pas s’étonner que je te la renvoie à présent, cette pierre, camarade. 

Très Cordialement.

[Je vous invite à signer la pétition internationale lancée par des féministes américaines, et à lire le texte définitif qu’elles font circuler. C’est ici : http://collectifdroitsdesfemmes.org/spip.php?page=article&id_article=311 ]

 

 

Notes :

de Les Entrailles de Mademoiselle entraillesdemademoiselle@gmail.com
à benoit.hamon@parti-socialiste.fr
date 25 janvier 2011 17:38
objet Rue89 : « un peu sexiste, mais (…) très amusant quand même »
envoyé par gmail.com
Ce contenu a été publié dans 1 - FEMINISME, 4 - CAPITAL HUMAIN, Gauche sévèrement burnée, Le dictionnaire bilingue, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

107 réponses à Cher camarade…

  1. La Sonate à Kreutzer dit :

    Merci pour cette « archive »… Un « peu » pris à revers le Beubeu… Caroline de Haas n’était pas encore née, nan ? Quoi ? Comment ? OLF serait lié au PS ? Hein ? Conseillère en com’ dudit Hamon… pour un Secrétariat d’État à la Condition de Lafâme en 2012 ?

    J’y crois pas…

    Bon courage. Les Beubeus sont nombreux.

    Solidairement.

  2. Zic dit :

    Qu’ils/elles sont pénibles ces redresseurs/redresseuses de tort…..

  3. Ella dit :

    Très bon, comme d’habitude, camarade !

  4. Delcuse dit :

    Puisque DSK est cité, je dirais icic ceci que la prison n’a jamais résolu les problèmes; elle est la pire solution. Que ce soit la dernière des crapules ou le voleur de poule, un milliardaire ou un jeune de banlieue, personne pas même un violeur, ne mérite la prison. La prison est une réponse atroce et mensongère à des problèmes qui ne peuvent pas trouver leur résolution dans ce monde-ci, mais dans son renversement.

  5. Héloïse dit :

    Il n’a pas dû trouver dans son « Abrégé de féminisme à l’usage des démagogues » le tableau récapitulatif des degrés de sexisme: un peu, pas trop, limite mais ça passe, etc.

  6. Christine dit :

    @Delcuse : certes, mais on va pas attendre le renversement du système actuel pour combattre le viol… Libérons d’abord… tiens… par exemple… les sans-papiers emprisonné-es avant d’être désolé-es que les hommes qui ont le pouvoir soient victimes du système qu’ils construisent

    zozerogene s’offre OLF, elle a raison http://www.zonezerogene.com/magazine/vie-de-meuf-sexisme-ordinaire-et-feminisme-bling-bling/24/05/2011/

  7. Mustrum dit :

    Bonjour,

    vous avez sans doute tout à fait raison sur Benoît Hamon. Mais ce qu’il ra

  8. Ping : Benoit Hamon cochon dédit … « push(s)

  9. Anaïs dit :

    même les fautes de frappe sont un peu sexistes : « …mettre un peu la main au cul d’unE femme… ».

  10. gouz dit :

    A chaque fois que je visite ce blog, ça m’énerve de voir que je suis d’accord avec les argumentations et les idées et très fréquemment en désaccord avec les applications qui en sont faites. Là, franchement, c’est clairement de la police de la pensée par exemple.

    Mais bon, bien dit quand même (raa merde, je suis obligé de le reconnaitre…)

    • Mademoiselle S. dit :

      Nan, pas de la police de la pensée… juste une petit éclairage sur un moment émouvant : quand Benoît découvre, sincèrement, le féminisme. Un mouvement de renouveau socialiste s’enclenche, t’en rends tu compte ? Féminisme radical, mesures sociales osées (osons le socialisme !), postures politiques clairement à gauche, etc. En quatre mois, on peut changer. La preuve.

  11. LoRd TorDre dit :

    Salut, un petit peu hors sujet, quoique c’est à propos du faux : faux nez, fausse gauche, faux féminisme touça…
    Et à propos de rue 89 qui a laissé publier ça http://www.rue89.com/2011/05/21/le-french-lover-est-mort-la-femme-est-libre-205037#commentaires de Sabine Aussenac qui par ailleurs écrit aussi ce genre de chose http://www.resiliencetv.fr/?p=6271 ou encore ceci http://www.resiliencetv.fr/?s=sabine+aussenac donc moi pauvre connard qui pense avec son gland je suis perdu ! Est-ce cela le féminisme, ou bien est-ce une infâme bouillie de divers racismes et d’ego hypertrophié ?
    Bon la rédac de rue89 à le cul merdeux, mais c’est une autre histoire.
    Qu’en pensez-vous ?

    • bertfromsang dit :

      cher LoRd TorDre, le Féminisme n’existe pas – remarque d’ailleurs valable pour bien des -ismes, du reste: quels points communs entre, par exemple, annie sprinkle ou florence montreynaud ? je me souviens d’un débat nocturne et télévisé où virginie despentes, lors de la parution de son « king kong theorie » – à lire absolument, surtout en ces temps incertains – finit par asséner à gisèle halimi: « gardez-le, votre féminisme ! » . elles le sont toutes les deux, assurément, mais de manière différente…

      en revanche, ce que toutes ces féministes, quelles qu’elles soient, mettent en lumière, avec l’affaire DSK , c’est la confiscation de la parole de la victime – présumée, soit.

      ici, la femme de chambre a tout à perdre, même en cas de complot: imaginons un instant qu’un émissaire de l’UMP lui ait proposé 500 000 € pour inventer cette histoire: il n’est pas difficile de penser que la défense de l’ex-directeur du FMI, efficace assurément, aurait la possibilité de trouver des traces de ce genre de transactions, n’est-ce pas ?
      en revanche, et ce, même si ses accusations sont justifiées, les avocats de l’ex-futur président de la république française n’auront pas manqué de dénicher bien des lièvres – qui n’en connaît pas ? – quant à la personnalité de cette jeune femme… qui devraient la poursuivre bien longtemps.

      sinon, j’admets tout à fait que les camarades du mari d’anne sinclair prennent sa défense, même si parfois, celle-ci a de quoi laisser pantois: « je le connais depuis trente ans », « il est incapable de violences » « ça ne lui ressemble pas »… c’est souvent omettre la force de la pulsion, qui ne se manifeste évidemment pas en « public », ou au contact de « ses amis proches », mais seulement face à l’objet de son désir: une femme seule, en l’occurrence…

      cette histoire – je l’ai déjà écrit ailleurs – n’est pas sans en rappeler une autre, vieille de quelques années: la plainte pour viol, déposée par l’hôtesse d’un yacht de luxe, à l’encontre de notre « jauni » national: en deux temps et trois mouvements, cette jeune femme fut déclarée « mythomane » par les autorités… elle s’en prit alors plein les dents, la pauvre ( qu’est-elle devenue, aujourd’hui ?) il faut dire qu’on était sur la côte d’azur, et pas dans l’état de new-york…

      • LoRd TorDre dit :

        Je suis bien d’accord sur l’affaire DSK qui s’inscrit au delà du féminisme dans une histoire de la consommation des faibles par les puissants et surtout comme tu le soulignes de la confiscation de la parole de la victime. Quand au bal des notables venant défendre un des leurs c’est pitoyable de poncifs éculés et révoltants. J’étais un peu hors sujet parce qu’après avoir lu le texte de Sabine Aussenac sur rue89 qui pour moi n’est que de la misandrie idiote et mettre aperçu qu’elle faisait aussi dans le racisme souchien le tout revendiqué du féminisme, il m’a parut intéressant d’avoir vos points de vue. Certes il n’y a pas une doxa féministe et une seule, mais faudrait voir a pas pousser Olympe de Gouge dans les orties en acceptant l’extrême droite à faux nez féministe comme en faisant partie.

        • Mademoiselle S. dit :

          Comme tu le dis, il n’y a pas UNE doxa féministe.. l’extrême droite à faux nez féministe existe cependant bien. Ce n’est pas le genre de la maison, cependant, comme tu l’auras remarqué…
          Une question. Tu écris « l’affaire DSK (…) s’inscrit au delà du féminisme dans une his­toire de la con­som­ma­tion des faibles par les puis­sants ». Je pense comprendre ce que tu veux dire, sur le fond, mais la forme me gêne. C’est le terme « au delà », qui me gêne. Pourrais-tu préciser ?

          • LoRd TorDre dit :

            bon, je sens que je vais me faire allumer…je pense sincèrement que la lutte féministe s’inscrit dans une lutte plus large entre le pouvoir et les sans pouvoir (dans un sens large) et qu’il se décline au gré des classes sociales les aiguillons se redistribuant ainsi (voir Canetti). Et bien qu’il faille lutter contre les injustices qui se présente face à soi en fonction de sa situation, il faut aussi ne pas perdre de vue que cela s’inscrit dans un mouvement d’ensemble. Le pouvoir n’est par nature antiféministe, raciste etc il utilise et distille à son bon escient ces poisons qui ont des récepteurs en chacun de nous pour détourner les forces de luttes de leur objectif, qui n’est pas de prendre le pouvoir comme tend à vouloir nous le faire croire la farce électorale, mais bien à le détruire.

          • Mademoiselle S. dit :

            pff, j’ai même plus le courage d’allumer, tellement cette discussion je l’ai eu des centaines de fois. Tellement, que j’ai l’impression de te connaître, l’impression que t’es assis en face de moi, qu’on prend l’apéro, et que je lève les yeux au ciel parce que la conversation des combats globaux/prioritaires/plus larges recommence, encore et encore.
            Sauf que c’est même pas l’heure de l’apéro.

            Qu’est-ce qu’une classe sociale selon toi ?

  12. Vanda dit :

    Je trouve ton article, très bien. Salutations anarchistes!

  13. Fayçal dit :

    Je n’aimais déjà pas Monsieur Hamon avant de lire ce billet, sa façon de dire « soyons un peu plus socialistes camarades, sinon nos têtes finiront un jour ou l’autre au bout d’une pique  » me confortait dans mon opinion qu’on ne pouvait décidément pas faire confiance à quelconque membre du PS, royaume du double langage. Méfiance confirmée par ce billet. Socialistes ? Féministes ? Le PS n’est plus qu’un ramassis de bourgeois phallocrates.
    Merci pour votre vigilance Mademoiselle S.

  14. Marie-Chantal de la Lanterne dit :

    Benoit Hamon, l’exemple type de la socialope bien-pensante. Lui, il a pas fini d’en baiser des prolétaires.

  15. Sophie Telle dit :

    Il serait dommage que le camarade Hamon… corps défendant… ne profite pas d’une si saine lecture… Vous pouvez donc lui envoyer l’URL de cette page (http://blog.entrailles.fr/2011/05/cher-camarade/) à son adresse mail qu’il donne si gentiment sur son site :

    « Si vous souhaitez adresser un message à Benoît Hamon, vous pouvez lui envoyer un mail à benoit.hamon[at]parti-socialiste.fr (remplacez [at] par @) »

  16. Cecile dit :

    ça m’a fait penser d’une procureure stalinien

  17. Christine dit :

    Il arrive que le sexisme se manifeste en toute impunité:

    http://vanessa-schlouma.blogspot.com/

    BHL et Robert Ménard: même combat.
    Du lundi au vendredi Pascale Clark anime « 5 minutes avec… » sur France Inter à 7h52, 5 minutes au cours desquelles elle interroge un(e) invité(e) lié(e) à l’actualité telle que l’ancienne employée de Canal + la conçoit.

    Le 19 avril 2011 elle reçoit Robert Ménard que le site de la chronique présente comme « Journaliste. Ancien président de « Reporters sans frontières » « .
    Moins de 20 secondes après le début de l’interview Robert Ménard dit à Pascale Clark « (…) vous vous foutez de ma gueule (…) ».

    Le 17 mai 2011 elle interviewe Bernard-Henri Lévy, plus connu sous son nom de scène: BHL.
    Il faudra attendre 4 minutes et 22 secondes avant d’entendre le commentateur de Jean-Baptiste Botul demander à Pascale Clark: « (…) Attendez, vous vous foutez de ma gueule? (…) ».

    Peu importe les propos de Pascale ayant pu provoquer les réactions des deux matamores de bacs à sable, peu importe ce que l’on pense de Pascale Clark: on a eu l’occasion d’entendre deux hommes parler à une femme. BHL prétend être philosophe, Robert Ménard prétend être journaliste.

  18. Gorn dit :

    J’avais écrit tout un pavé pour dire en substance que c’etais un peu chier dans la colle que de faire un procès a Hammont pour avoir cité une blague sexiste, puis en me relisant je réalise que vous avez tous a fit raison, et que ce moi l’abrouti qui voie pas la gravité de la chose, et a quelle point être sexiste est dans notre société parfaitement « acceptable ».
    Merci Mademoiselle.

    • Mademoiselle S. dit :

      Oui, je comprends que tout cela donne le sentiment de « chier dans la colle ». C’est pas évident, du coup, du le relever, et d’en faire un article. « tout ça pour ça, c’est pas grave ». Y’a pas « mort d’homme » comme dirait J. Lang !

      • Gorn dit :

        Non justement vous m’avez pas compris, j’étais partie avec le sentiment que ce n’étais que des broutilles, puis après coup j’ai pigé que c’etais bien plus important.
        Je suis mm issue d’une minorité ethnique en France, donc votre comparaison avec les blagues racistes ma fait réagir, et surtout comprendre a quelle point ont pouvait facilement accepter le sexisme, alors que c’est inacceptable (en faite de compte c’est pas un reproche que je fait sur la société, mais sur moi même qui cru normal d’accepter ca).
        Mais d’un autre coté je comprend aussi qu’un homme blanc (vivant dans un pays de blanc) ne pige pas pourquoi ont fait toute histoire de quelques blagues raciste/sexiste, sa les dépassent totalement car ils n’ont pas vécu ca.
        Hormis de vivre dans un pays étranger quelques temps je vois pas comment ils pourraient changer.

        • Mademoiselle S. dit :

          Si si, j’avais compris, mais je me suis mal exprimée en répondant. Ce que je voulais dire, c’est que je comprenais que le premier mouvement, la première impression, soit de penser que c’est comme « chier dans la colle ». Mais j’avais compris que, ensuite, vous aviez compris que ce n’était pas le cas.
          Sinon, je ne suis pas certaine que ça « dépasse » uniquement l’homme blanc, et qu’il ne comprend pas. Bien entendu, il y a aussi de ça, mais pas que. Sinon, il suffirait d’expliquer longtemps, gentiment et en étant très pédago… et ça ne marche pas. Comme le dit Christiane Rochefort :

          Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place. Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.

          En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas oppression, forcément, mais un fait de nature.

          Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
          L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail, etc.
          Allez donc causer sur ces bases.

          C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a «écouté» son opprimé est, en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.

          Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

          Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé.
          La seule communication audible.
          Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.
          C’est le premier pas réel hors du cercle.
          C’est nécessaire.

          Christiane Rochefort. (préface de l’édition de 1971 du SCUM Manifesto)

          • Gorn dit :

            Mademoiselle, Bravo !

          • Gorn dit :

            « Sinon, je ne suis pas cer­taine que ça «dépasse» unique­ment l’homme blanc, et qu’il ne com­prend pas »
            Pas uniquement blanc bien sur, mais tout les hommes.
            Peut être que le sexisme et une forme d’oppression (je sais pas si c’est le bon terme) puis difficilement compréhensible que le racisme par exemple, car il est peut être plus ancien et plus répandu, partout et de tous temps les hommes et les femmes se côtoient alors que différentes ethnies ne se côtoies pas partout et tout le temps, cela est donc plus ancré plus »naturel » et donc plus difficilement compréhensible ?!
            Et la je parle uniquement de compréhension du problème.
            Peut être que comprendre comment ont en n’est arrivé la, en quelque sorte l’histoire du sexisme a travers les civilisations, nous permettrai de nous « soigné » de cette sale « habitude ».

  19. Gorn dit :

    A se sujet, votre cher ami Tadei (je sais que vous l’aimé bien) a consacrer hier une partie de son émission sur « ce que ces invités pensent des mouvements féministes dans l’affaire DSK »
    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1433

  20. Schtroumpf grognon dit :

    Tout ça pour une petite blague ! Désolé mais je continuerai à rire de tout, des femmes, des noirs, des juifs, des jaunes, des socialistes, etc.

    • Gorn dit :

      Je suppose donc que tu n’est ni une femme, ni un noir, ni un juif, ni un « jaunes » (qu’est-ce que c’est ca ??), ni un socialiste.
      Alors pour te faire comprendre, imagine que subitement le cul a ta mère deviennent un sujet de « blagounette », et que quotidiennement tu entendrais a la télé, au boulot ou chez tes amis de petites blagues sur le fion a ta mère, tu continuerais a en rire combien de temps ?

    • Mademoiselle S. dit :

      Moi aussi je ris de tout. Mais vois tu, le rire, c’est quelque chose de très fin, qui contient énormément d’implicite, de mécanismes qui ne se disent pas, sous peine de casser le rire.
      Le rire peut signifier « je m’assois sur ta gueule », il peut humilier. Mais pour en avoir conscience, il faut souvent être de l’autre côté de la barrière, du côté de ceux ou celles pour qui la « blague » n’est pas seulement une blague, mais résonne autrement, a le goût des petites ou grosses humiliations du quotidien, a l’odeur de sa place, celle du ou de la dominé-e qu’il ou elle est.
      Mais comme je le disais tout à l’heure, si tu ne vois pas le problème, te l’expliquer ne servirait pas à grand chose.

      Simplement, une dernière remarque. Rire sur les dominants est toujours mal perçu (populisme, misandrire, agressivité), signe qu’on peut rire de tout… ce qui est « à notre niveau de dominé-es ».
      Il y a un sens :
      arabe/arabe ok.
      arabe/blanc : pas ok, il est frustré, jaloux, fait du communautarisme.
      blanc/arabe : juste un peu raciste ! pas grave ! rhôôôô c’est une blaaaaague !
      homme/femme : juste un peu misogyne, pas grave. hôôôô c’est une blaaaaague !
      femme/homme : quelle mal baisée agressive ! Elle a un problème avec les hommes ou quoi ? Et puis d’abord, c’est pas vrai, on n’est pas comme ça, elle caricature, etc, etc.
      femme/femme : ok (si on pouvait recruter des misogynes en plus chez les femmes, quel pied !).

      • Yelle dit :

        Une fois dans ma vie, j’ai vraiment trouvé drôle une blague raciste. A ce jour je spécule encore sur la capacité de cette personne à me donner l’impression de se moquer des racistes en racontant une blague que j’aurais trouvée insultante (pas pour moi, mais peu importe) en tout autre occasion.
        Peut-être aussi que je projette parce que j’estime beaucoup cette personne.

        Sinon, d’une manière générale, le jeu de mot ou la critique humoristique de la société/condition humaine me paraissent souvent plus drôles que les blagues sur les blondes.

      • Gremeline dit :

        Je ne suis pas vraiment d’accord…
        Pour rester dans le sujet : les blagues hommes=>femmes
        femmes=>hommes sont bien acceptées…
        Il m’arrive très régulièrement de faire des blagues, un peu lourde à l’encontre de nos très chers homologues masculins et au risque de vous décevoir, ils le prennent toujours en rigolant.
        Ce qui compte, c’est le ton… l’agressivité où qu’elle soit témoigne de tout à fait autre que de l’humour.
        L’humour c’est l’humour. On trouve ça drôle ou pas. Mais se sentir offensé d’une pointe d’humour, sans agressivité aucunes, c’est montrer un certain manque de… confiance en soi ? Enfin en tout cas ce n’est sûrement pas justifié.
        Et l’auto dérision existe aussi.
        Comme le disait un grand homme « on peut rire de tout mais pas avec tout le monde ».
        Par contre là où je vous rejoins c’est que quand on est un homme public, un homme politique, on ne fait pas ce genre d’humour. L’humour c’est pour les humoristes, ou en privé.

  21. Lorni- torynque dit :

    «  » »Sur BFM-TV, mardi, l’éditorialiste politique Olivier Mazerolle croit justement connaître cette ligne de défense : DSK aurait été « victime d’un chantage à des fins financières ».

    Ainsi, à croire le journaliste qui ne cite pas sa ou ses sources, la femme de chambre aurait « séduit DSK dans le but de lui extorquer de l’argent ».

    Il serait tombé dans un piège et la femme de chambre avait prémédité son geste.
    «  » »
    Toutes des putes suceuses de bites et vénales avec ça,iIs nous le disent.

    N’en jetez plus la cour est pleine.. et les seaux à vomis aussi…

  22. Emelire dit :

    excellent, ça me rappelle assez le « ma libération je m’en charge » … il n’est pas le seul à comprendre un peu tard l’erreur de communication du PS et à vouloir capitaliser sur nos voix… ils se sont gravement décrédibilisés aux yeux des femmes surtout, en tombant le masque.

  23. LoRd TorDre dit :

    pas possible de te répondre en-dessous bicoze pas de « répondre »….oui donc apparemment je te saoule (j’essaye d’être un apéro à moi tous seul), qu’est-ce qu’une classe sociale selon moi (j’élude par répétition pour gagner du temps)…heu (jette-toi, ne vas pas ouvrir Marx ni Kropotkine, pas de goût-gueule, fais le signe de croa) : c’est l’ensemble des individus qui dans une société hiérarchisée et déterminée par le pouvoir se retrouve à un statut (à peu près) équivalent quand à leur aliénation (au dit pouvoir) et à leur part d’exercice (toujours de ce dit pouvoir).
    Non?
    tu me met la pression (et sans faux col stp) plus je relis mon com plus je me dis que du point de vue situ ça n’a pas le même angle et ma def est neuneu, juste genre dico merdique.
    C’est des vaches dans un pré!
    Ah ça t’aurais pas due, c’est la facilité, tu vas manger grave lààà…
    Drinnng je rend la copie j’appuie sur « laisser un com » (en fait c’est le choix de la fainéantise, hein)

    • Mademoiselle S. dit :

      nan nan je t’aime bien, en plus.
      Mais là, faut que je me prépare pour un vrai apéro. Très rapidement, donc, si tu reprends ta définition de la classe en pensant cette fois à hommes/femmes, et que tu repenses à la question du « s’inscrit dans une lutte plus large » (commentaire précédent), tu arrives au même résultat ? Tu as toujours une lutte qui prime, plus large ? ou ça devient moins évident ? (voudrais pas que tu aies l’impression que mon ton est scolaire, driiiing, copie).

      • LoRd TorDre dit :

        ah nan c’te piège, j’suis pas pour l’effacement/dilution/subordination d’une lutte au profit d’une autre ou d’un impératif révolutionnaire « trou noir-antimatière » Je suis pour la fusion des arts martiaux afin d’en faire un réellement anti-pouvoir combinant des techniques de luttes à grande échelles contre les manifestations d’envergures du dit pouvoir à des techniques à moindre échelles pour le monde du travail jusqu’à des échelles d’individu à individus et des méthodes de réflexions pour ne pas se laisser enivrer par ce poison. Un truc manipulable, transmissible, exportable et pas des penseurs, des techniques, des luttes éparpillés et le pouvoir qui perdure comme si l’on ne pouvait jamais l’abolir. Suis-je fou?

        C’est pas gentil de parler apéro à tous bouts de champs, il me reste plus qu’une bière dans le frigo et ma cops rentre dans une heure et le plus proche point de ravitaillement est à 7 km bouuuuhou….

  24. truc dit :

    ben heureusement que y’a un foto pour m’apprendre qui est le gars qu’a dit ça hein
    ben du coup
    y’a pas foto : le mec est en costard cravate et a les cheveux courts : donc forcément, c’est un connard.
    et je rigole pas hein

    à propos du passage du camarade qui dit que la prison c’est pas la bonne réponse : ben oui d’ailleurs la bonne réponse est indiquée dans la citation de Chris­tiane Rochefort. (pré­face de l’édition de 1971 du SCUM Manifesto) : bref ces mecs en costard cravate méritent le coup de couteau, comme ça, sur le trottoir. donc le mec là qui s’est fait épingler, ce qui serait bien, c’est qu’on mandate d’autre repris de justice de droit commun dans la même taule pour faire le travail. eux c’est des grands professionnels. du sexisme aussi. alors entre sexistes, faut les utiliser comme à la guerre : contre un char, un char, contre un avion, un avion, contre un sexiste un sexiste. donc au final, ben la camarade qui dit qu’on va pas attendre… elle a raison aussi. donc faut utiliser les ennemis les uns contre les autres. le problème c’est que faut se faire des allés parmi les ennemis contre d’autres ennemis. et là ça devient dur. je sais pas faire le coup de couteau non plus.

  25. lilou dit :

    moi je t’aime Mademoiselle S

  26. Aie, ca fait toujours mal quand on ressort les archives des hommes politiques….heureusement que certains ont de la mémoire, quand je vois ton article je me rends compte a quel point le reste du temps on vit l’information en live, tête baissée, sans prendre le temps de prendre du recul sur ce qui est dit.
    Voila comment on fait d’un misogyne ordinaire un héros engagé…

    Merci donc pour cette piqure de rappel!

  27. HN dit :

    Tu vois, j’ai trouvé ta petite leçon de choses à l’antenne dimanche gonflée et ridicule.

    Mais c’est le propre des politicards ! En plus d’apprendre des fiches pour chaque occasion…
    Merci pour cet article. A chaque nouveau scandale, on découvre une palanquée de connards pour défendre un présumé salaud et l’autre moitié de connards – tous plus machos les uns que les autres – retournent leur chemise.
    En tout cas, DSK aura encore beaucoup fait pour la mondialisation. Grâce à lui, aucune autre info n’a filtré dans le marasme de « l’affaire ». Pour compléter la bio de DSK, d’un côté plus « économique » : Fakir, Acrimed, Le Diplo, ainsi que les nombreux sites de vaccination qu’on peut trouver sur le net…

    Cdlmt

  28. HN dit :

    Par ailleurs, pardon de jouer au con, mais je pense que sa motivation première n’est pas la lutte contre le sexisme.
    Il me semble qu’il n’est pas spécialement client de DSK et qu’il roule plutôt pour d’autres grosses pointures du PS. D’une pierre deux coups, il met des bâtons dans les trous de DSK (sans être vraiment virulent toutefois – ce serait un comble pour un socialiste d’être virulent), tout en restant dissimulé derrière une image de défenseur des femmes.

    Z’avez vu st’analyse politique un peu ? En mettant un peu plus de forme, je peux concurrencer le Barbier de l’Express, voire le Jojo du Nouvel Obs…
    😉

    Cdlmt

  29. HN dit :

    Je voudrais toutefois passer un petit coup de gueule contre les épouses de ces mêmes connards, qui ferment leur gueule alors qu’elles ont pourtant la couverture médiatique qui va bien.
    Je pense en particulier à Christine Ockrent (directrice de France24 il me semble, rien que ça), qui aurait pu mettre un gros gros tacle à son pro-dictateur de mari…
    Le combat il est là aussi non ? Me trompé-je ?

    Cdlmt

  30. Isa dit :

    La liste des signataires est à vomir… ça sent la schizophrénie à plein tube…
    De gros poutous à Mademoiselle car nous nous comprenons :)

  31. Isa dit :

    Ma propre lettre à Benoît Hamon (Mademoiselle votre carnet d’adresse étant ce qu’il est, si vous les coordonnées d’Ockrent, Colombani et Pulvar, je suis preneur)

    Cher Monsieur,

    Parmi les slogans de 68 (que vous vous plaisez à citer) il en est un d’incontestable que je ne me lasse jamais de citer: « nous ne serons en paix que quand nous aurons pendu le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate »

    Et c’est pourquoi on peut dire, sans s’engager dans une voie incertaine, tant la cause est claire, que la pétition « osez le féminisme » sent la schizophrénie à plein nez. Ockrent, Colombani, Pulvar etc… ne s’allient, sur ce coup, que leurs meilleures clientes et ne trompent que les crétins. Vous avez de beaux alliés….

    ça va encore cogner dans les foyers. D’ordinaire je récuse d »employer les chiffres et la petite guerre qui consiste à les employer à tour de bras car c’est bien, avec la peur qu’inspire le régime, son dernier rempart idéologique pour circonvenir les gens, cette petite guerre est la dernière des impostures de la science et son triomphe absolu ne fait effet que sur des esprits impressionnables qui maîtrisent fort mal l’usage de la critique sociale et de la littérature; « ce n’est pas parce qu’on nie un fait qu’il cesse d’exister » disait Huxley

    M.Hamon, il y a chaque jour, plus de 10 000 enfants qui meurrent de malnutrition. On ne peut pas se parer d’innocence quand on perçoit des émoluements qui ne sont pas simplement obscènes mais criminels. Je vous laisse le soin d’établir le seuil au delà duquel on passe de l’obscénité au crime….

    Bien à vous

  32. Gentil Salaud dit :

    J’aurais l’air pathetique si j’ecrivais aux magazines feminins pour leur expliquer que ca me derange qu’ils fassent la promotion des mannequins aux pectoraux et aux abdos impeccables, alors qu’a longueur d’articles ils nous expliquent que le plus important, c’est la beaute interieure?
    Oui, j’aurais l’air con. Pour quoi je le fais pas? Parce que je m’en branle. Parce que j’aurais l’air nevrose de tout voir a travers l’axe de ma virilite en societe.

    Est-ce que je me plains que dans les blagues de toto, toto soit un homme? On peut rire de tout. Des blagues sexistes. Des blagues racistes. Je rigole meme de moi-meme de mes origines gaulloises a fort taux de consanguinite.
    Meme ce billet de pur feminisme abusif m’a fait rire.

    • Mademoiselle S. dit :

      « Est-ce que je me plains que dans les blagues de toto, toto soit un homme?  »
      ça c’est de la comparaison de compet’ ! en effet, les blagues de toto sont sexistes (????), mais tu ne te plains pas ! tu ne te révoltes pas, parce que tu es au dessus de tout ça. En tant qu’homme blanc, tu as plus de recul que les autres, je vois que ça. félicitations.

      • Gentil Salaud dit :

        Tu m’excuseras surement de ne pas avoir pris le temps du faire une Google « blagues sur les hommes », je corrige donc puisque tu as besoin de vrais exemples:
        http://www.blablagues.net/blagues-hommes.html
        http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/anti_h.htm
        http://www.toutlhumour.com/blagues/blagues-hommes-femmes.php
        http://www.psychoechange.com/psychologie-blague,sexiste,contre,hommes,pas-30-537.html

        Pourquoi les femmes ne veulent-elles plus se marier ?
        Elles préfèrent avoir du jambon dans le frigo qu’un gros porc dans le salon.

        Les hommes sont la preuve que la réincarnation existe.
        On ne peut pas devenir aussi con en une seule vie

        Avant tout chef d’oeuvre, il y a un brouillon.
        C’est pourquoi Dieu créa l’homme avant la femme !!!

        Un homme c’est comme la lettre Q, un gros zéro et une petite queue!
        On lit partout des conseils genre « rendez votre homme plus attentione, plus doux, plus sensible ». Tout le monde s’en fout. Par contre le jour ou MotoMagazine titrera « Faites de votre femme une salope », la c’est la plainte assuree.

        Le fait que Hamon rigole de cette blague pas drole (du moins pour moi) ne montre pas son sexisme, ca montre surtout ca stupidite, genre 10 ans d’age mental humour pipi-caca.

        Et je vois pas bien le rapport avec le fait que je sois blanc et avoir du recul… Si je preferais pas prendre ca pour du second degre, ca aurait l’air d’une remarque raciste.

        • Mademoiselle S. dit :

          Bien entendu qu’il y a des blagues misandres. C’était l’exemple de toto que je trouvais assez peu probant.
          Le blanc et recul, c’était ironique : il arrive souvent que certains blancs aient du mal à comprendre que les non-blancs ne rient pas aux blagues racistes. Mais je ne vais pas reprendre toute l’explication sur ce qui fait rire ou non selon sa position dans l’espace social, sa position dans les rapports sociaux.

          • Gentil Salaud dit :

            J’ai compris tres tot que ce genre de blagues faisaient souffrir les gens, bien que je sois un homme blanc. Du coup j’ai jamais trouve ca drole mais si ca ne m’affectait pas directement. Je trouve ca juste pathetique mais je reproche pas aux gens de les faire. Ca m’enerve qu’on ne puisse pas dire ce qu’on veut.

            Depuis quelques mois je suis moi-meme un etranger (expatrie), et j’ai tous les jours des exemples de racisme anti-blancs voire anti-francais. Et je prefere trouver ca pathetique plutot que de m’en offenser.

            J’aimerais citer Desproges, « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ». Lors de l’interview ils etaient entre mecs, il se doutait qu’il ne blesserait personne. Ca aurait ete odieux d’avoir sortir ca a un congres de feministes, puisque ca cesse d’etre une drole quand ca devient blessant. Et Hamont aurait ete plus intelligent il aurait dit « ca m’amuse » plutot que « c’est amusant », et enlever le « un peu ». C’est sexiste et ca l’amuse, point barre, faut assumer d’etre bauf.

          • HN dit :

            « Et je pref­ere trou­ver ca pathe­tique plu­tot que de m’en offenser. »

            Au début, on trouve ça pathétique.
            Après l’avoir entendue 300 fois, ça peut énerver.

            Dans le cas du racisme, après 400 ans d’esclavage, les innombrables colonisations, on ne doit probablement pas avoir le même point de vue (quand par ex l’histoire de votre pays raconte que les colons écrasaient les enfants en bas âge sous les pilons, ça fait rire un peu jaune, voyez ?).

            Après des millénaires d’histoire où l’homme a toujours tout fait pour dominer la femme, idem.

            Voilà pour le point de vue de l’homme blanc.

        • Christine dit :

          J’aime beaucoup celle sur la réincarnation :-DD

          Mais ce ne sont pas des blagues de toto, ce sont effectivement des blagues qui se moquent des hommes, et certaines sont tout à fait nulles.

          Mais l’humour envers les dominants dans qqs blagues, c’est pas la même chose que l’ambiance de plaisanterie grivoise permanente que subissent les femmes. Ah, tu ne vois ni la différence, ni la domination ? Tu ne vois pas ce que la blague de Hamon a de méprisant pour les femmes ?

          Jeté un oeil à ton blog…. …

          • Gentil Salaud dit :

            « Ah, tu ne vois ni la dif­férence, ni la dom­i­na­tion ? Tu ne vois pas ce que la blague de Hamon a de méprisant pour les femmes ?  »
            Si, si, et si.

            Je me repete donc :
            « Depuis quelques mois je suis moi-meme un etranger (expa­trie), et j’ai tous les jours des exem­ples de racisme anti-blancs voire anti-francais. Et je pref­ere trou­ver ca pathe­tique plu­tot que de m’en offenser. »

            Vraiment desole d’avoir pollue votre discussion, mais pourquoi j’ai l’impression d’etre coupable d’etre un mec blanc? C’est ambiance proces d’intentions ici ou quoi?

          • Yelle dit :

            « Lors de l’interview ils etaient entre mecs, il se doutait qu’il ne blesserait per­sonne.  »
            Par définition, lors d’une interview on ne parle pas pour le journaliste, mais pour le public qui lira/regardera l’interview. Et quand on est un homme politique, on parle au pays par défaut.

            Je connais peu de femmes qui racontent à longueur de journée des blagues misandres. En revanche, étudiante dans un milieu 75% masculin, les blagues misogynes je les vois défiler.
            J’ai tendance à penser que quand une personne ou un groupe fait de l’humour toujours sur le même sujet, il a beau dire « mais c’est pour rire » ça montre en général qu’il s’agit d’un sujet d’importance. D’où j’en déduit que soit je suis entourée de féministes qui s’ignorent, soit…

  33. Gentil Salaud dit :

    C’est marrant aussi de voir que les politiques qui se contredisent, ca etonne encore des gens :)
    Comment voulez-vous etre elu sans dire a tout le monde ce qu’il veut entendre? Comment recuperer les voix de ces ploucs gauchistes qui ont pleure la mort du PC? Faut bien leur en donner, du gras, du lourd, du basique pour qu’ils se reconnaissent dans le PS, non?

    Quand la gauche compte sur l’intelligence, l’objectivite et la competence, ca donne Jospin, et ca marche pas.

  34. yelrah dit :

    « Quand la gauche compte sur l’intélligence, l’objectivité et la com­pétence »
    Ouaip, elle pourrai toujours compter sur toi …

  35. truk dit :

    ah bon ?
    parce que le mèque là, Hamon, du pêthesse, c’est à gauche ?

  36. Christine dit :

    @Gentil Salaud : le problème est pas que tu sois un mec blanc (probablement hétéro) (encore que si, le pb peut venir de là mais pas de façon essentialiste, de façon culturelle), le pb c’est que tu vois du féminisme abusif dans un billet qui dénonce la violence.

    • Gentil Salaud dit :

      La « violence » d’un mec débile qui a ri à une blague des années 60? Ok faut pas minimiser, mais le penchant serait peut-être aussi de ne pas « over-react », histoire que personne ne soit dsns un extrême?

      Mais peut-être que cette sur-réaction à fleur de peau, digne de la guillotine pour vol à l’étalage, ça vient, culturellement, du fait qu’il semble ici y avoir une majorité de femmes arabes lesbiennes? Qui comprennent mieux le problème (puisqu’elles en souffrent) que les pauvres ignorants que sont les mecs blancs hétéro?

  37. Scoop sexe
    Une femme est harcelée, agressée ou violée toutes les secondes. A chaque battement d’ailes, un mâle porte atteinte à la pudeur d’une vieille dame ou d’une jeune demoiselle. Aucune femme n’est à l’abri d’une indécente compagnie. D’une dérive sensuelle ou sexuelle.
    Nous sommes toutes victimes potentielles d’un abus de pouvoir, du singe sur la guenon, du mâle sur la femelle, de l’homme sur la femme.
    Abus de pouvoir du gouvernement sur les gouvernés, de l’employeur sur les employées, du maître sur ses disciples.
    Le problème, c’est que vous n’êtes pas plusieurs à déposer plainte et dénoncer ces étreintes subies sous la contrainte.
    Et surtout et par-dessus tout, vous savez la douloureuse impression d’être un obscur objet de désir. Et sans parler de la pression que l’on exerce sur vous, pour que vous cédiez à toutes sortes de tentations, de perversions, d’obsessions.
    Il y en a marre de tous ces canards sauvages qui se font passer pour les enfants du bon dieu.
    L’Amérique a peut-être réalisé avant nous qu’il n’y a pas de différence essentielle entre vrais et faux séducteurs. Justice accusatoire, il vous suffit de charger quelqu’un pour qu’il soit forcé par la Loi de se disculper, de prouver le contraire de ce que la Loi réprouve. Mais en France hélas, la justice est inquisitoire. C’est à la victime de prouver sa bonne foi avant qu’un juge ne soit désigné pour instruire le dossier…
    A un moment ou à un autre, il va falloir prendre certaines mesures, en amont ou en aval, pour prévenir bien sûr, mais surtout guérir tous ceux qui confondent violence et passion. Attraction et répulsion, vitesse et précipitation !
    Ecoutez la suite…

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/scoop-sexe/

  38. Isa dit :

    « Quand la gauche compte sur l’intelligence, l’objectivite et la com­pe­tence, ca donne Jospin, et ca marche pas. »

    Vous n’êtes pas assez renseigné cher monsieur… (si vous voulez un seul exemple je vous le donne. Vous n’avez qu’à me faire signe. Je l’ai vécu en direct live et j’en suis donc parfaitement assuré. Il s’agissait de méthodes totalitaires, pas d’intelligence, d’objectivité et de compétences… D’ailleurs en bon pays totalitaire que nous sommes nous eûmes de droite et de gauche, dans tous les journaux, des versions mensongères. L’aboutissement de cette histoire totalitaire qui embrasse les gouvernements de gauche et de droite c’est l’arrestation d’Yvan Colonna. Cela dit je ne peux pas vous faire le reproche d’être plutôt ignorant du régime sous lequel vous vivez, cher monsieur, car vous n’êtes pas une menace pour les gouvernements)

    • Gentil Salaud dit :

      Réveillez-vous, quel politicien n’est pas totalitaire? Un leader ça impose ses idées, point barre, c’est la construction de la 5e république qui veut ça, construite pour un homme/femme fort qui concentre les pouvoirs. Le régime réclame des politiciens comme ça. Et pourquoi? Parce que quand on fait des gouvernements plus consensuels, où tout le monde est mieux représenté à hauteur de l’adhésion à ses idées, on se retrouve à voter les pleins pouvoirs à Napoléon ou à Pétain, comme des gros cons.

      Evidemment je n’étais pas là alors vous avez surement raison sur la réelle personalité de Jospin, n’empêche ça ne change rien d’un point de vue de l’image. Il avait l’air compétente, intello et chiant, et il a perdu alors qu’il y avait un boulevard devant lui.

      « Cela dit je ne peux pas vous faire le reproche d’être plutôt igno­rant du régime sous lequel vous vivez, cher mon­sieur, car vous n’êtes pas une men­ace pour les gouvernements) »
      Je ne vis pas sous ce régime, je suis justement parti entre autres parce que notre gouvernement raciste me dégoûtait ». Mais merci encore pour les a priori que vous avez sur moi, je commence à m’habituer Et je me demande bien en quoi vous êtes plus une menace que moi pour les gouvernements? Vous avez un parti, un journal influent, vous possédez une firme du CAC 40 ou êtes journaliste d’investigation? Je ne penses pas. J’en déduis que vous comme moi menacons les gouvernements de la manière manière: nulle.
      Au passage, quand on dénonce « les gouvernements », il faut faire attention on passe vite pour quelqu’un qui ne respecte pas la démocratie (et à ce moment là autant le dire clairement)

      D’ailleurs comme ce blog tend fortement à gauche je précise que je vis dans un pays communiste. Merci à ce régime pour me traiter différemment tous les jours sous prétexte que je suis blanc. Merci à ce régime pour ne meme pas me permettre d’être propriétaire d’une moto, indispensable au déplacement. Merci à ce régime pour toute sa corruption à tous les étages. Merci à ce régime pour ne pas protéger un seul de mes droits fondamentaux.

      « Je rajouterai qu’il y a des gens qui ont d’exceptionnelles fac­ultés à ne jamais se trou­ver en posi­tion de men­acer des régimes forts. Oreilles bouchées, yeux fer­mées, bouche cousue je prends tout mon luc… »
      Rajoutons aussi « manque d’intelligence, ignorance » comme cause principale.
      Je dirais pas « des » gens mais plutôt « les » gens. Tous ceux qui preferent ne rien voir, garder leur CDI pour rembourser la maison sur 35 ans et mourir malheureux avec une retraite qui ne leur permettra pas de manger. L’immense majorité des français, donc.

  39. Isa dit :

    Je rajouterai qu’il y a des gens qui ont d’exceptionnelles facultés à ne jamais se trouver en position de menacer des régimes forts. Oreilles bouchées, yeux fermées, bouche cousue je prends tout mon luc…

  40. Cahuete dit :

    Merci, tu as mis les mots justes, très justes sur ce que je ressens. Bravo, continu. Merci encore.

  41. Noëlle dit :

    Le pseudo-féminisme des dominantes n’est pas « tristounnet » non plus:
    http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2011/05/valerie-toranian-recycle-son-editorial.html

  42. truc dit :

    y’a ossi des jens ki fulmines de pas fère peur ô gouvairnemant faure

    • Yelle dit :

      Je me croyais compétente en kikoulol, mais là j’avoue que je bute sur le dernier mot… Et il doit être essentiel parce que le sens global du commentaire m’échappe totalement.

      • truc dit :

        cé le maucieux il a aicri réjime for
        mes je me tronpeu paske on peu pa recopié et jé pa de maimouare

        • Mademoiselle S. dit :

          euh… tu pourrais essayer d’écrire autrement qu’en vague phonétique ou c’est impossible ?

        • Yelle dit :

          Pareil, je bloque sur le « for », qui semble faire écho au « faure ». Le « réjime », que je traduit par « régime » (on voit là l’absurdité du kikoulol, le nombre de lettres est exactement le même) me perturbe particulièrement; je n’arrive pas à voir le rapport avec la choucroute.

      • Gentil Salaud dit :

        A mon avis à ce stade là c’est fait exprès (un kikoolol ça utilises « ô »?), même moi je fais mieux quand j’ai un clavier qwerty

  43. Citrusse dit :

    Dans le même genre, Vincent Cespedes, charmant pro-féministe tant qu’il la foutra
    http://citrusseries.yagg.com/2011/06/01/vincent-cespedes-charmant-pro-feministe-tant-quil-la-foutra/

  44. Très bon article, comme tout ce que j’ai pu lire sur votre blog à présent !
    Un peu d’humour, un peu d’ironie, et beaucoup de sérieux ! Bravo pour l’article, et merci pour le lien de la pétition des féministes américaines.

  45. Powlyn dit :

    Bonjour,

    J’aime bien votre blog parce qu’il ouvre des angle-morts de l’esprit, il nous fait réfléchir à des choses auxquelles nous n’avions pas pensé. Ceci dit, je vous trouve un peu injuste, un peu comme si vous étiez enfermée dans la blogosphère toute seule à réfléchir dans votre coin…
    Oui, certes, Benoît aurait pu s’abstenir d’une telle remarque, mais n’oublions pas que nous vivons dans la société dans laquelle nous vivons, et nous sommes donc tous éduqués au patriarcat et à la phallocratie à partir du moment où le gynéco annonce notre sexe aux parents.
    Alors oui, même en étant une femme et en étant féministe, il m’arrive de sortir des réflexions sexistes et pourtant je passe mon temps à condamner ceux à qui ça arrive. Je pense que Benoît Hamon est profondément féministe (et je sais même qu’il ne rigole pas tous les jours avec Caroline de Haas, qui, elle, ne se prive pas pour lui faire ravaler ses blagues).

    Le féminisme est un mouvement lent, qui demande énormément d’explications, de démonstrations, de pédagogie, alors oui, c’est beaucoup trop lent, mais c’est soit ça soit on passe pour des hystériques mal baisées et on rend le combat vain, donc à choisir je préfère la patience !

    • Mademoiselle S. dit :

      « soit ça soit on passe pour des hys­tériques mal baisées et on rend le com­bat vain, donc à choisir je préfère la patience ! »

      Mais si il s’agissait d’une question de pédagogie et de patience, ça signifierait que tout cela n’est finalement qu’une question de mentalités à faire évoluer… ce qui n’est pas le cas. On est dans un rapport de force, de domination.. et c’est pas en expliquant patiemment au dominant que ce qu’il fait ou dit, c’est pas bien, avec le sourire et beaucoup de patience, qu’on « avance ». Dans la grande majorité des cas, il n’ en a pas grand chose à faire, le dominant, même s’il est gentil. Il a des intérêt concrets, pratiques, financiers, etc, à ce que le rapport de force reste en sa faveur. ça vaut pour nous, mais pour d’autre rapports de domination aussi.

      • Powlyn dit :

        Je partage tout à fait cette analyse pour la domination des possédants sur les travailleurs, par contre je pense que c’est moins vrai pour le rapport femme/homme, il y a heureusement beaucoup d’hommes qui sont conscients des inégalités et qui veulent lutter contre, même s’ils commettent parfois des erreurs, du fait de l’éducation.

        Et puis par ailleurs, je ne vois pas trop ce qu’on peut faire mis à part éduquer les gens…

        • Powlyn dit :

           » Et puis par ailleurs, je ne vois pas trop ce qu’on peut faire mis à part éduquer les gens… » C’est une question, hein !

  46. Isa dit :

    Exactement Mademoiselle! CQFD!
    Je suis quand même sidéré qu’une femme, qui se revendique du féminisme, ait à l’esprit que les rapports d’oppressions se régleraient avec un peu de pédagogie et de patience… C’est à peine croyable… Je veux croire que l’approche de l’été, le soleil livrent l’esprit à la paresse… Mais non contente de se tromper gravement il y a cette phrase introductive qui ne passe décidément pas « Ceci dit, je vous trouve un peu injuste, un peu comme si vous étiez enfer­mée dans la blo­gosphère toute seule à réfléchir dans votre coin… ». On y trouve toute la bienséance de la fausse parole et au passage on égratigne celle qui comprend très bien.
    Benoît Hamon représente des intérêts locaux, nationaux et internationaux qui favorisent l’oppression. Il ne peut pas être féministe. En revanche il peut avoir assez de succès auprès de femmes qui aiment vivre à l’ombre des puissants, pour sembler le plus éperdu des femmes. Mais on ne lui trouvera jamais pour maîtresses une ouvrière à la chaîne de chez Renault, une chômeuse, une jeune maghrébine d’origine modeste qui tente de s’arracher à une éducation oppressante par un emploi modeste, une femme battue par son chef d’entreprise de mari…. Je n’aurai jamais la prétention d’affirmer que je suis féministe, j’ai en revanche une certitude absolue: comparativement à Benoît Hamon et à ce qu’il représente j’ai causé beaucoup de torts aux femmes

    • Powlyn dit :

      Bonjour,

      Est-ce qu’on peut discuter sereinement et apprendre les unes des autres sans s’invectiver et se traiter mutuellement de suppôts de la phallocratie ? Mon commentaire n’a pas vocation à mettre en cause qui que ce soit mais à ouvrir le débat !

      « Benoît Hamon représente des intérêts locaux, nationaux et inter­na­tionaux qui favorisent l’oppression. Il ne peut pas être fémin­iste. » De quels intérêts parle-t-on ? Il faut être une femme noire prolétaire pour pouvoir se dire féministe ?
      Et puis je suis désolée mais je connais certaines anciennes conquêtes de Benoît Hamon et ce ne sont pas des énarques, loin de là !

  47. Isa dit :

    Erratum!!!: J’ai causé beaucoup MOINS de torts aux femmes… (et d’ailleurs pour une raison fort simple: n’étant ni séduisant et n’ayant jamais eu la moindre once de pouvoir, j’ai vécu ces dix dernières années sans côtoyer pratiquement la moindre femme)

  48. fafroid dit :

    « Que les femmes soient rabaissées à l’état de trou, de jouet, de monnaie d’échange, quelle bonne blague ! Donner le sentiment que les femmes sont entrées dans l’histoire sans visage, sans cerveau, sans parole, mais avec leur cul, c’est désopilant ! »

    >> C’est pourtant la triste vérité, et c’est vieux comme l’enlèvement des Sabines. Les féministes ne sont que des mal baisées qui enragent de ne pas avoir été domptées par un homme.
    Je suis bien d’accord avec la rédactrice de ce blog sur l’existence d’un conflit entre les sexes – sauf que ce conflit s’est développé grâce au libéralisme et à son mensonge égalitaire, car à toutes les époques et dans toutes les civilisations humains, c’est toujours l’homme qui a dominé naturellement.
    Le conflit des sexes n’est qu’une aggravation de la concurrence par la loi du marché. Les féministes préfèrent gober le hochet de la soi-disant indépendance économique (en réalité, exploitée par ton supérieur hiérarchique au lieu d’être soumise à ton mec) plutôt que se soumettre à la tradition patriarcale. Tout cela engendre une génération de vieilles harpies cinquantenaires, qui finissent seules car elles sont devenues insupportables, et meurent tardivement, car l’espérance de vie masculine est inférieure – encore une inégalité naturelle, sauf que celle-ci ne dérange pas les féministes….

  49. Benjamin dit :

    Je ne suis pas d’accord sur le fond : un seul domaine doit échapper à toute restriction morale, idéologique, éthique : l’humour. C’est absolument primordial, me semble-t-il. Hommes, femmes, noirs, juifs, homos, hétéros, minorités ou majorités, fachos, cocos ou libertaires, tout, absolument tous, devons passer à la moulinette. C’est un principe desprogien indérogeable.

    • encore une hystérique dit :

      il me semble que desproges a dit qu’on pouvait rire de tout mais pas avec n’importe qui (à peu près ce que dit mademoiselle dans plusieurs réponses aux commentaires). Et là benoit ben il s’exprimait dans un journal donc a priori destiné à n’importe qui… et pire, à tout le monde. c’est bête hein!
      Et puis il me semble que les hommes, les majorités et les fachos ne sont pas dominés mais dominants ce qui rend la place de la blague sur eux assez différente…
      quant à moi je crois qu’on a le droit de ne pas en rire et de trouver ça blessant, humiliant, opprimant mais apparemment il suffit juste de péter (ou de baiser) un coup et ça ira mieux…. aaargh!
      merci mademoiselle d’écrire avec autant de verve des choses qui fond du bien par où ça passe (et ça passe où je veux quand je veux ;)) et de répondre avec autant de patience à tous ces commentaires lassants.

  50. Jérémie dit :

    oui, dommage qu’il n’est pas cité « Céder un peu c’est capituler beaucoup »

    Merci à toi.

  51. Ping : DSK, Delphy et les féministes | Crêpe Georgette

  52. Nouhanda dit :

    À quand la campagne d’émasculation anti-phallocrate… au ciseau de bois, évidemment…
    Pour ma part, je fais mon mea-culpa car je fais « un peu » moins de tâches ménagères… ne me jetez pas la pierre… j’ai compris la leçon !

  53. l'elfe dit :

    Bon article…
    Malheureusement je remarque que quand on est féministe, on a toujours des choses à redire aux gens sur tout ce qu’ils disent ou font. C’est un peu comme quand on devient végétarien et que tout le monde mange de la viande. Les féministes passent toujours pour des emmerdeuses.
    J’aimerais me dire « c’est pas grave c’est juste UN PEU sexiste » mais la démonstration est brillante et quand on a UN PEU conscience ce qu’est vraiment le sexisme, on sait que ce type d’humour a des conséquences… :/

  54. RandomlyGeneratedGender dit :

    Ha ! il faudrait faire un recueil des blagues sexistes des deux « camps » pour voir quels sont les thèmes et techniques humoristiques récurrents, et voir lesquel(le)s sont partagées. J’adorerais décortiquer et comparer ces 2 listes… un vrai plongeon dans la virilité, féminité, puissance, séduction et j’en passe :)

    ps : Faut-il interdire l’humour aux gens qui veulent être sérieux de temps en temps ? Personnellement, s’il n’en fallait choisir qu’un, je choisirais l’humour : les gens tout le temps sérieux perdent le sens des réalités trop rapidement et perdent espoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>