Cher camarade…

Dimanche dernier, devant la télévision, je suis tombée sur une interview de toi, cher camarade Benoît Hamon. La bouche en coeur, je t'ai vu ânonner ta leçon de féminisme tout frais. Le petit poing brandi, tu t'es insurgé contre le "déferlement de propos sexistes" déclenchés par "l'affaire DSK" propos tenus "d'ailleurs parfois par des dirigeants de gauche".

Je me suis mise à rire nerveusement. Dans ta croisade contre le sexisme tu as égratigné ceux qui "auraient mieux fait de se taire" plutôt que de proférer des propos sexistes,  et dénoncé une "forme d'impunité masculine"...

Tout y est passé, camarade, y compris la déclaration de Jack Lang, que tu as qualifié comme étant de "très mauvais goût" 1.

Tu as également déclaré fièrement avoir signé la pétition initiée par Osez le Féminisme, pétition dénonçant  "l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sexisme décomplexé", et soulignant la "confusion intolérable [entretenue] entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes".

Tu es le premier signataire à apparaître sur le site d'Osez le Féminisme, en tant que responsable politique :
Et vois-tu, camarade, cela me chagrine de te découvrir en héraut de cette cause. Parce que, figures-toi, le 24 janvier dernier, ce que j'avais retenu de tes propos ne laissait en rien présager de ton engagement actuel contre les propos sexistes. Je me souviens d'avoir lu ceci :

"je n'ai pas vécu cette époque (mai 68), mais les slogans étaient vraiment drôles. Il y avait un dessin sur un mur laissé par les fascistes avec marqué dessus « Gauchistes, vos femmes sont dégueulasses. » Evidemment un gauchiste était passé derrière. Il avait inscrit : « …et c'est pour ça que nous baisons les vôtres. » Bon, c'est un peu sexiste, mais c'est très amusant quand même. (Hamon rencontre Gang of Four, RUE 89, 24/01/2011)

"Certains auraient mieux fait de se taire", B. Hamon, BFM TV, 22/05/2011

Que le cul des femmes soit le trophée d'une petite guerre de tranchées entre "gauchistes" et "fascistes", c'est hilarant, en effet. Que les femmes soient des objets à conquérir, pénétrer, posséder, voler à leur  "propriétaire", l'homme, qu'il soit "gauchiste" ou "fasciste", c'est tordant, en effet.

Que les femmes soient rabaissées à l'état de trou, de jouet, de monnaie d'échange, quelle bonne blague ! Donner le sentiment que les femmes sont entrées dans l'histoire sans visage, sans cerveau, sans parole, mais avec leur cul, c'est désopilant !

Le lendemain de la parution de cette interview, je t'ai écrit un  petit mail pour te faire part de mon agacement. Tu n'as pas daigné répondre, évidemment, mais maintenant que tu sembles avoir pris conscience de l'importance de toutes ces histoires de bonnes femmes, maintenant que tu ne sors plus sans ton tout nouveau féminisme sous le bras, peut-être comprendras-tu le sens de ce petit message, que je me permets de t'adresser à nouveau.

de    Les Entrailles de Mademoiselle entraillesdemademoiselle@gmail.com
à    benoit.hamon@parti-socialiste.fr
date    25 janvier 2011 17:38
objet    Rue89 : "un peu sexiste, mais (...) très amusant quand même"

Cher camarade,

Un petit mail pour te venir en aide : il m'a semblé, après lecture de ton interview ("Hamon rencontre Gang of Four"), en ligne sur Rue89, que tu n'avais retenu qu'un slogan de mai 68, et pas le meilleur.
(« Gauchistes, vos femmes sont dégueulasses. » Évidemment un gauchiste était passé derrière. Il avait inscrit : « …et c'est pour ça que nous baisons les vôtres. »).

Tu le reconnais, c'est "un peu sexiste, mais (...) très amusant quand même". Tu le sais bien, "un peu sexiste, mais très amusant", c'est comme "un peu raciste, mais très amusant" : ça ne fait rire que l'homme ou le blanc mais plus rarement la femme (en l'occurrence ici, la "baisée") ou le Noir/Arabe.

Comme je ne veux pas te laisser démuni lors d'une prochaine interview, je te conseille un petit recueil de slogans de 68. Tu vas voir, il y en a beaucoup, tu n'es pas obligé de citer les plus misogynes : Slogans Mai 68.

Tu comprendras, camarade, j'en suis certaine, que je prenne le temps de t'écrire ce mail pour te faire part de mon indignation. Parce que, vois-tu, pour reprendre un slogan de 68, "Céder un peu c'est capituler beaucoup". Il est d'ailleurs symptomatique que ce ne soit pas ce slogan là qu'un socialiste ait retenu.

Cordialement,

La rédaction des Entrailles de Mademoiselle.

Cher Camarade, tu vas me dire que je suis injuste. Tu n'es pas le seul à avoir proféré des propos "un peu sexistes". Mais te voir te pavaner en donnant des leçons aux autres à propos de leurs interventions sexistes, ça m'a  fait rire jaune (une petite blague sur les "jaunes" ? non ? Sûr ? ça pourrait être "un peu" raciste, "mais très amusant quand même" ?). Tu vois, j'ai trouvé ta petite leçon de choses à l'antenne dimanche gonflée et ridicule. Comme s'il suffisait, quand l'actualité l'impose d'une manière trop pressante, d'apprendre une petite fiche de synthèse "le féminisme pour les nuls", pour mieux l'oublier le lendemain.

J'aimerais, cher camarade, que tu ne nous prennes pas pour des dindes. Tu t'es senti autorisé, en ta qualité de porte parole du PS, à citer une phrase sexiste sur un média comme RUE89,  à reconnaître son caractère sexiste, et à en rire. Et tu t'insurges quatre mois plus tard contre "l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sex­isme décom­plexé", via la pétition d'Osez le Féminisme ? Ça, c'est drôle camarade. Un peu triste, mais très amusant quand même.

Vois-tu, une phrase ne peut pas être "un peu" sexiste, camarade : elle est sexiste ou elle ne l'est pas.

Se sentir autorisé à faire une blague un peu sexiste, se montrer un peu pressant, mettre un peu la main au cul d'une femme sans s'assurer qu'elle le veuille, payer un peu moins les femmes, en présenter un peu moins sur une liste électorale, les aider un peu pour les tâches domestiques, les taper un peu de temps en temps, les forcer un peu au lit, on pourrait un peu dire, mais pas trop fort camarade, le mot est banni au parti socialiste, que tout cela a beaucoup à voir avec une histoire... d'oppression des femmes.

Et cette myriade de "un peu" accumulés, au final camarade, ça fait beaucoup. Beaucoup trop.

Tu remarqueras, cher camarade, puisque tu te penches à présent avidement sur les textes féministes (dieu soit loué !), que tous ces "un peu" ne sont en rien anecdotiques. Il font système, camarade. Et tu y as un peu apporté ta pierre. Alors il ne faut pas s'étonner que je te la renvoie à présent, cette pierre, camarade. 

Très Cordialement.

[Je vous invite à signer la pétition internationale lancée par des féministes américaines, et à lire le texte définitif qu'elles font circuler. C'est ici : http://collectifdroitsdesfemmes.org/spip.php?page=article&id_article=311 ]

 

 

Notes :

de Les Entrailles de Mademoiselle entraillesdemademoiselle@gmail.com
à benoit.hamon@parti-socialiste.fr
date 25 janvier 2011 17:38
objet Rue89 : "un peu sexiste, mais (...) très amusant quand même"
envoyé par gmail.com
  1. à propos  de la décision de maintien en détention de DSK, J. LANG a prononcé cette phrase : "alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ne pas libérer quelqu'un qui verse une caution importante, ça ne se fait pratiquement jamais" voir la vidéo

À lire également :

  1. Gauche sévèrement burnée, le retour… Je tourne depuis un moment sur des blogs se récla­mant...
  2. Gauche sévèrement burnée Je dis­cu­tais hier avec un mil­i­tant d’extrême gauche, très engagé...

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105 Responses to Cher camarade…

  1. La Sonate à Kreutzer says:

    Merci pour cette « archive »… Un « peu » pris à revers le Beubeu… Car­o­line de Haas n’était pas encore née, nan ? Quoi ? Com­ment ? OLF serait lié au PS ? Hein ? Con­seil­lère en com” dudit Hamon… pour un Secré­tariat d’État à la Con­di­tion de Lafâme en 2012 ?

    J’y crois pas…

    Bon courage. Les Beubeus sont nombreux.

    Sol­idaire­ment.

  2. Zic says:

    Qu’ils/elles sont pénibles ces redresseurs/redresseuses de tort.….

  3. Ella says:

    Très bon, comme d’habitude, camarade !

  4. Delcuse says:

    Puisque DSK est cité, je dirais icic ceci que la prison n’a jamais résolu les prob­lèmes; elle est la pire solu­tion. Que ce soit la dernière des cra­pules ou le voleur de poule, un mil­liar­daire ou un jeune de ban­lieue, per­sonne pas même un vio­leur, ne mérite la prison. La prison est une réponse atroce et men­songère à des prob­lèmes qui ne peu­vent pas trou­ver leur réso­lu­tion dans ce monde-ci, mais dans son renversement.

  5. Héloïse says:

    Il n’a pas dû trou­ver dans son « Abrégé de fémin­isme à l’usage des dém­a­gogues » le tableau réca­pit­u­latif des degrés de sex­isme: un peu, pas trop, lim­ite mais ça passe, etc.

  6. Christine says:

    @Delcuse : certes, mais on va pas atten­dre le ren­verse­ment du sys­tème actuel pour com­bat­tre le viol… Libérons d’abord… tiens… par exem­ple… les sans-papiers emprisonné-es avant d’être désolé-es que les hommes qui ont le pou­voir soient vic­times du sys­tème qu’ils construisent

    zoze­ro­gene s’offre OLF, elle a rai­son http://www.zonezerogene.com/magazine/vie-de-meuf-sexisme-ordinaire-et-feminisme-bling-bling/24/05/2011/

  7. Mustrum says:

    Bon­jour,

    vous avez sans doute tout à fait rai­son sur Benoît Hamon. Mais ce qu’il ra

  8. Pingback: Benoit Hamon cochon dédit … « push(s)

  9. Anaïs says:

    même les fautes de frappe sont un peu sex­istes : « …met­tre un peu la main au cul d’unE femme… ».

  10. gouz says:

    A chaque fois que je vis­ite ce blog, ça m’énerve de voir que je suis d’accord avec les argu­men­ta­tions et les idées et très fréquem­ment en désac­cord avec les appli­ca­tions qui en sont faites. Là, franche­ment, c’est claire­ment de la police de la pen­sée par exemple.

    Mais bon, bien dit quand même (raa merde, je suis obligé de le reconnaitre…)

    • Mademoiselle S. says:

      Nan, pas de la police de la pen­sée… juste une petit éclairage sur un moment émou­vant : quand Benoît décou­vre, sincère­ment, le fémin­isme. Un mou­ve­ment de renou­veau social­iste s’enclenche, t’en rends tu compte ? Fémin­isme rad­i­cal, mesures sociales osées (osons le social­isme !), pos­tures poli­tiques claire­ment à gauche, etc. En qua­tre mois, on peut changer. La preuve.

  11. LoRd TorDre says:

    Salut, un petit peu hors sujet, quoique c’est à pro­pos du faux : faux nez, fausse gauche, faux fémin­isme touça…
    Et à pro­pos de rue 89 qui a laissé pub­lier ça http://www.rue89.com/2011/05/21/le-french-lover-est-mort-la-femme-est-libre-205037#commentaires de Sabine Aussenac qui par ailleurs écrit aussi ce genre de chose http://www.resiliencetv.fr/?p=6271 ou encore ceci http://www.resiliencetv.fr/?s=sabine+aussenac donc moi pau­vre con­nard qui pense avec son gland je suis perdu ! Est-ce cela le fémin­isme, ou bien est-ce une infâme bouil­lie de divers racismes et d’ego hyper­trophié ?
    Bon la rédac de rue89 à le cul merdeux, mais c’est une autre his­toire.
    Qu’en pensez-vous ?

    • bertfromsang says:

      cher LoRd Tor­Dre, le Fémin­isme n’existe pas - remar­que d’ailleurs val­able pour bien des -ismes, du reste: quels points com­muns entre, par exem­ple, annie sprin­kle ou flo­rence mon­trey­naud ? je me sou­viens d’un débat noc­turne et télévisé où vir­ginie despentes, lors de la paru­tion de son « king kong the­o­rie » - à lire absol­u­ment, surtout en ces temps incer­tains - finit par asséner à gisèle hal­imi: « gardez-le, votre fémin­isme ! » . elles le sont toutes les deux, assuré­ment, mais de manière différente…

      en revanche, ce que toutes ces fémin­istes, quelles qu’elles soient, met­tent en lumière, avec l’affaire DSK , c’est la con­fis­ca­tion de la parole de la vic­time - pré­sumée, soit.

      ici, la femme de cham­bre a tout à per­dre, même en cas de com­plot: imag­i­nons un instant qu’un émis­saire de l’UMP lui ait pro­posé 500 000 € pour inven­ter cette his­toire: il n’est pas dif­fi­cile de penser que la défense de l’ex-directeur du FMI, effi­cace assuré­ment, aurait la pos­si­bil­ité de trou­ver des traces de ce genre de trans­ac­tions, n’est-ce pas ?
      en revanche, et ce, même si ses accu­sa­tions sont jus­ti­fiées, les avo­cats de l’ex-futur prési­dent de la république française n’auront pas man­qué de dénicher bien des lièvres - qui n’en con­naît pas ? - quant à la per­son­nal­ité de cette jeune femme… qui devraient la pour­suivre bien longtemps.

      sinon, j’admets tout à fait que les cama­rades du mari d’anne sin­clair pren­nent sa défense, même si par­fois, celle-ci a de quoi laisser pan­tois: « je le con­nais depuis trente ans », « il est inca­pable de vio­lences » « ça ne lui ressem­ble pas »… c’est sou­vent omet­tre la force de la pul­sion, qui ne se man­i­feste évidem­ment pas en « pub­lic », ou au con­tact de « ses amis proches », mais seule­ment face à l’objet de son désir: une femme seule, en l’occurrence…

      cette his­toire - je l’ai déjà écrit ailleurs - n’est pas sans en rap­peler une autre, vieille de quelques années: la plainte pour viol, déposée par l’hôtesse d’un yacht de luxe, à l’encontre de notre « jauni » national: en deux temps et trois mou­ve­ments, cette jeune femme fut déclarée « mythomane » par les autorités… elle s’en prit alors plein les dents, la pau­vre ( qu’est-elle dev­enue, aujourd’hui ?) il faut dire qu’on était sur la côte d’azur, et pas dans l’état de new-york…

      • LoRd TorDre says:

        Je suis bien d’accord sur l’affaire DSK qui s’inscrit au delà du fémin­isme dans une his­toire de la con­som­ma­tion des faibles par les puis­sants et surtout comme tu le soulignes de la con­fis­ca­tion de la parole de la vic­time. Quand au bal des nota­bles venant défendre un des leurs c’est pitoy­able de pon­cifs éculés et révoltants. J’étais un peu hors sujet parce qu’après avoir lu le texte de Sabine Aussenac sur rue89 qui pour moi n’est que de la misan­drie idiote et met­tre aperçu qu’elle fai­sait aussi dans le racisme souch­ien le tout revendiqué du fémin­isme, il m’a parut intéres­sant d’avoir vos points de vue. Certes il n’y a pas une doxa fémin­iste et une seule, mais faudrait voir a pas pousser Olympe de Gouge dans les orties en accep­tant l’extrême droite à faux nez fémin­iste comme en faisant partie.

        • Mademoiselle S. says:

          Comme tu le dis, il n’y a pas UNE doxa fémin­iste.. l’extrême droite à faux nez fémin­iste existe cepen­dant bien. Ce n’est pas le genre de la mai­son, cepen­dant, comme tu l’auras remar­qué…
          Une ques­tion. Tu écris « l’affaire DSK (…) s’inscrit au delà du fémin­isme dans une his­toire de la con­som­ma­tion des faibles par les puis­sants ». Je pense com­pren­dre ce que tu veux dire, sur le fond, mais la forme me gêne. C’est le terme « au delà », qui me gêne. Pourrais-tu préciser ?

          • LoRd TorDre says:

            bon, je sens que je vais me faire allumer…je pense sincère­ment que la lutte fémin­iste s’inscrit dans une lutte plus large entre le pou­voir et les sans pou­voir (dans un sens large) et qu’il se décline au gré des classes sociales les aigu­il­lons se redis­tribuant ainsi (voir Canetti). Et bien qu’il faille lut­ter con­tre les injus­tices qui se présente face à soi en fonc­tion de sa sit­u­a­tion, il faut aussi ne pas per­dre de vue que cela s’inscrit dans un mou­ve­ment d’ensemble. Le pou­voir n’est par nature antifémin­iste, raciste etc il utilise et dis­tille à son bon escient ces poi­sons qui ont des récep­teurs en cha­cun de nous pour détourner les forces de luttes de leur objec­tif, qui n’est pas de pren­dre le pou­voir comme tend à vouloir nous le faire croire la farce élec­torale, mais bien à le détruire.

          • Mademoiselle S. says:

            pff, j’ai même plus le courage d’allumer, telle­ment cette dis­cus­sion je l’ai eu des cen­taines de fois. Telle­ment, que j’ai l’impression de te con­naître, l’impression que t’es assis en face de moi, qu’on prend l’apéro, et que je lève les yeux au ciel parce que la con­ver­sa­tion des com­bats globaux/prioritaires/plus larges recom­mence, encore et encore.
            Sauf que c’est même pas l’heure de l’apéro.

            Qu’est-ce qu’une classe sociale selon toi ?

  12. Vanda says:

    Je trouve ton arti­cle, très bien. Salu­ta­tions anarchistes!

  13. Fayçal says:

    Je n’aimais déjà pas Mon­sieur Hamon avant de lire ce bil­let, sa façon de dire « soyons un peu plus social­istes cama­rades, sinon nos têtes finiront un jour ou l’autre au bout d’une pique  » me con­for­t­ait dans mon opin­ion qu’on ne pou­vait décidé­ment pas faire con­fi­ance à quel­conque mem­bre du PS, roy­aume du dou­ble lan­gage. Méfi­ance con­fir­mée par ce bil­let. Social­istes ? Fémin­istes ? Le PS n’est plus qu’un ramas­sis de bour­geois phal­locrates.
    Merci pour votre vig­i­lance Made­moi­selle S.

  14. Marie-Chantal de la Lanterne says:

    Benoit Hamon, l’exemple type de la socia­lope bien-pensante. Lui, il a pas fini d’en baiser des prolétaires.

  15. Sophie Telle says:

    Il serait dom­mage que le cama­rade Hamon… corps défen­dant… ne prof­ite pas d’une si saine lec­ture… Vous pou­vez donc lui envoyer l’URL de cette page (http://blog.entrailles.fr/2011/05/cher-camarade/) à son adresse mail qu’il donne si gen­ti­ment sur son site :

    « Si vous souhaitez adresser un mes­sage à Benoît Hamon, vous pou­vez lui envoyer un mail à benoit.hamon[at]parti-socialiste.fr (rem­placez [at] par @) »

  16. Cecile says:

    ça m’a fait penser d’une pro­cureure stalinien

  17. Christine says:

    Il arrive que le sex­isme se man­i­feste en toute impunité:

    http://vanessa-schlouma.blogspot.com/

    BHL et Robert Ménard: même com­bat.
    Du lundi au ven­dredi Pas­cale Clark anime « 5 min­utes avec… » sur France Inter à 7h52, 5 min­utes au cours desquelles elle inter­roge un(e) invité(e) lié(e) à l’actualité telle que l’ancienne employée de Canal + la conçoit.

    Le 19 avril 2011 elle reçoit Robert Ménard que le site de la chronique présente comme « Jour­nal­iste. Ancien prési­dent de « Reporters sans fron­tières » « .
    Moins de 20 sec­on­des après le début de l’interview Robert Ménard dit à Pas­cale Clark « (…) vous vous foutez de ma gueule (…) ».

    Le 17 mai 2011 elle inter­viewe Bernard-Henri Lévy, plus connu sous son nom de scène: BHL.
    Il fau­dra atten­dre 4 min­utes et 22 sec­on­des avant d’entendre le com­men­ta­teur de Jean-Baptiste Botul deman­der à Pas­cale Clark: « (…) Atten­dez, vous vous foutez de ma gueule? (…) ».

    Peu importe les pro­pos de Pas­cale ayant pu provo­quer les réac­tions des deux mata­mores de bacs à sable, peu importe ce que l’on pense de Pas­cale Clark: on a eu l’occasion d’entendre deux hommes par­ler à une femme. BHL pré­tend être philosophe, Robert Ménard pré­tend être journaliste.

  18. Gorn says:

    J’avais écrit tout un pavé pour dire en sub­stance que c’etais un peu chier dans la colle que de faire un procès a Ham­mont pour avoir cité une blague sex­iste, puis en me relisant je réalise que vous avez tous a fit rai­son, et que ce moi l’abrouti qui voie pas la grav­ité de la chose, et a quelle point être sex­iste est dans notre société par­faite­ment « accept­able ».
    Merci Mademoiselle.

    • Mademoiselle S. says:

      Oui, je com­prends que tout cela donne le sen­ti­ment de « chier dans la colle ». C’est pas évident, du coup, du le relever, et d’en faire un arti­cle. « tout ça pour ça, c’est pas grave ». Y’a pas « mort d’homme » comme dirait J. Lang !

      • Gorn says:

        Non juste­ment vous m’avez pas com­pris, j’étais par­tie avec le sen­ti­ment que ce n’étais que des broutilles, puis après coup j’ai pigé que c’etais bien plus impor­tant.
        Je suis mm issue d’une minorité eth­nique en France, donc votre com­para­i­son avec les blagues racistes ma fait réa­gir, et surtout com­pren­dre a quelle point ont pou­vait facile­ment accepter le sex­isme, alors que c’est inac­cept­able (en faite de compte c’est pas un reproche que je fait sur la société, mais sur moi même qui cru nor­mal d’accepter ca).
        Mais d’un autre coté je com­prend aussi qu’un homme blanc (vivant dans un pays de blanc) ne pige pas pourquoi ont fait toute his­toire de quelques blagues raciste/sexiste, sa les dépassent totale­ment car ils n’ont pas vécu ca.
        Hormis de vivre dans un pays étranger quelques temps je vois pas com­ment ils pour­raient changer.

        • Mademoiselle S. says:

          Si si, j’avais com­pris, mais je me suis mal exprimée en répon­dant. Ce que je voulais dire, c’est que je com­pre­nais que le pre­mier mou­ve­ment, la pre­mière impres­sion, soit de penser que c’est comme « chier dans la colle ». Mais j’avais com­pris que, ensuite, vous aviez com­pris que ce n’était pas le cas.
          Sinon, je ne suis pas cer­taine que ça « dépasse » unique­ment l’homme blanc, et qu’il ne com­prend pas. Bien entendu, il y a aussi de ça, mais pas que. Sinon, il suf­fi­rait d’expliquer longtemps, gen­ti­ment et en étant très pédago… et ça ne marche pas. Comme le dit Chris­tiane Rochefort :

          Il est hors de ques­tion que l’oppresseur aille com­pren­dre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souf­frir : mettez-vous à sa place. Ce n’est pas son chemin. Le lui expli­quer est sans util­ité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un lan­gage mais comme un bruit. C’est dans la déf­i­ni­tion de l’oppression.

          En par­ti­c­ulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas oppres­sion, for­cé­ment, mais un fait de nature.

          Aussi est-il vain de se poser comme vic­time : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
          L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intel­lectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont com­muns, les con­no­ta­tions sont rad­i­cale­ment dif­férentes. C’est ainsi que de nom­breux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail, etc.
          Allez donc causer sur ces bases.

          C’est ainsi que la générale réac­tion de l’oppresseur qui a «écouté» son opprimé est, en gros : mais de quoi dia­ble se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.

          Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on com­prend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

          Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé.
          La seule com­mu­ni­ca­tion audi­ble.
          Peu impor­tent le car­ac­tère, la per­son­nal­ité, les mobiles actuels de l’opprimé.
          C’est le pre­mier pas réel hors du cer­cle.
          C’est nécessaire.

          Chris­tiane Rochefort. (pré­face de l’édition de 1971 du SCUM Manifesto)

          • Gorn says:

            Made­moi­selle, Bravo !

          • Gorn says:

            « Sinon, je ne suis pas cer­taine que ça «dépasse» unique­ment l’homme blanc, et qu’il ne com­prend pas« 
              Pas unique­ment blanc bien sur, mais tout les hommes.
            Peut être que le sex­isme et une forme d’oppression (je sais pas si c’est le bon terme) puis dif­fi­cile­ment com­préhen­si­ble que le racisme par exem­ple, car il est peut être plus ancien et plus répandu, partout et de tous temps les hommes et les femmes se côtoient alors que dif­férentes eth­nies ne se côtoies pas partout et tout le temps, cela est donc plus ancré plus« naturel » et donc plus dif­fi­cile­ment com­préhen­si­ble ?!
            Et la je parle unique­ment de com­préhen­sion du prob­lème.
            Peut être que com­pren­dre com­ment ont en n’est arrivé la, en quelque sorte l’histoire du sex­isme a tra­vers les civil­i­sa­tions, nous per­me­t­trai de nous « soigné » de cette sale « habitude ».

  19. Gorn says:

    A se sujet, votre cher ami Tadei (je sais que vous l’aimé bien) a con­sacrer hier une par­tie de son émis­sion sur « ce que ces invités pensent des mou­ve­ments fémin­istes dans l’affaire DSK« 
    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1433

  20. Schtroumpf grognon says:

    Tout ça pour une petite blague ! Désolé mais je con­tin­uerai à rire de tout, des femmes, des noirs, des juifs, des jaunes, des social­istes, etc.

    • Gorn says:

      Je sup­pose donc que tu n’est ni une femme, ni un noir, ni un juif, ni un « jaunes » (qu’est-ce que c’est ca ??), ni un social­iste.
      Alors pour te faire com­pren­dre, imag­ine que subite­ment le cul a ta mère devi­en­nent un sujet de « blagounette », et que quo­ti­di­en­nement tu entendrais a la télé, au boulot ou chez tes amis de petites blagues sur le fion a ta mère, tu con­tin­uerais a en rire com­bien de temps ?

    • Mademoiselle S. says:

      Moi aussi je ris de tout. Mais vois tu, le rire, c’est quelque chose de très fin, qui con­tient énor­mé­ment d’implicite, de mécan­ismes qui ne se dis­ent pas, sous peine de casser le rire.
      Le rire peut sig­ni­fier « je m’assois sur ta gueule », il peut hum­i­lier. Mais pour en avoir con­science, il faut sou­vent être de l’autre côté de la bar­rière, du côté de ceux ou celles pour qui la « blague » n’est pas seule­ment une blague, mais résonne autrement, a le goût des petites ou grosses humil­i­a­tions du quo­ti­dien, a l’odeur de sa place, celle du ou de la dominé-e qu’il ou elle est.
      Mais comme je le dis­ais tout à l’heure, si tu ne vois pas le prob­lème, te l’expliquer ne servi­rait pas à grand chose.

      Sim­ple­ment, une dernière remar­que. Rire sur les dom­i­nants est tou­jours mal perçu (pop­ulisme, misan­drire, agres­siv­ité), signe qu’on peut rire de tout… ce qui est « à notre niveau de dominé-es ».
      Il y a un sens :
      arabe/arabe ok.
      arabe/blanc : pas ok, il est frus­tré, jaloux, fait du com­mu­nau­tarisme.
      blanc/arabe : juste un peu raciste ! pas grave ! rhôôôô c’est une blaaaaague !
      homme/femme : juste un peu misog­yne, pas grave. hôôôô c’est une blaaaaague !
      femme/homme : quelle mal baisée agres­sive ! Elle a un prob­lème avec les hommes ou quoi ? Et puis d’abord, c’est pas vrai, on n’est pas comme ça, elle car­i­ca­ture, etc, etc.
      femme/femme : ok (si on pou­vait recruter des misog­y­nes en plus chez les femmes, quel pied !).

      • Yelle says:

        Une fois dans ma vie, j’ai vrai­ment trouvé drôle une blague raciste. A ce jour je spécule encore sur la capac­ité de cette per­sonne à me don­ner l’impression de se moquer des racistes en racon­tant une blague que j’aurais trou­vée insul­tante (pas pour moi, mais peu importe) en tout autre occa­sion.
        Peut-être aussi que je pro­jette parce que j’estime beau­coup cette personne.

        Sinon, d’une manière générale, le jeu de mot ou la cri­tique humoris­tique de la société/condition humaine me parais­sent sou­vent plus drôles que les blagues sur les blondes.

      • Gremeline says:

        Je ne suis pas vrai­ment d’accord…
        Pour rester dans le sujet : les blagues hommes=>femmes
        femmes=>hommes sont bien accep­tées…
        Il m’arrive très régulière­ment de faire des blagues, un peu lourde à l’encontre de nos très chers homo­logues mas­culins et au risque de vous décevoir, ils le pren­nent tou­jours en rigolant.
        Ce qui compte, c’est le ton… l’agressivité où qu’elle soit témoigne de tout à fait autre que de l’humour.
        L’humour c’est l’humour. On trouve ça drôle ou pas. Mais se sen­tir offensé d’une pointe d’humour, sans agres­siv­ité aucunes, c’est mon­trer un cer­tain manque de… con­fi­ance en soi ? Enfin en tout cas ce n’est sûre­ment pas jus­ti­fié.
        Et l’auto déri­sion existe aussi.
        Comme le dis­ait un grand homme « on peut rire de tout mais pas avec tout le monde ».
        Par con­tre là où je vous rejoins c’est que quand on est un homme pub­lic, un homme poli­tique, on ne fait pas ce genre d’humour. L’humour c’est pour les humoristes, ou en privé.

  21. Lorni- torynque says:

    «  »« Sur BFM-TV, mardi, l’éditorialiste poli­tique Olivier Maze­rolle croit juste­ment con­naître cette ligne de défense : DSK aurait été « vic­time d’un chan­tage à des fins financières ».

    Ainsi, à croire le jour­nal­iste qui ne cite pas sa ou ses sources, la femme de cham­bre aurait « séduit DSK dans le but de lui extor­quer de l’argent ».

    Il serait tombé dans un piège et la femme de cham­bre avait prémédité son geste.
     » »« 
      Toutes des putes suceuses de bites et vénales avec ça,iIs nous le disent.

    N’en jetez plus la cour est pleine.. et les seaux à vomis aussi…

  22. Emelire says:

    excel­lent, ça me rap­pelle assez le « ma libéra­tion je m’en charge » … il n’est pas le seul à com­pren­dre un peu tard l’erreur de com­mu­ni­ca­tion du PS et à vouloir cap­i­taliser sur nos voix… ils se sont grave­ment décrédi­bil­isés aux yeux des femmes surtout, en tombant le masque.

  23. LoRd TorDre says:

    pas pos­si­ble de te répon­dre en-dessous bicoze pas de « répon­dre ».…oui donc apparem­ment je te saoule (j’essaye d’être un apéro à moi tous seul), qu’est-ce qu’une classe sociale selon moi (j’élude par répéti­tion pour gag­ner du temps)…heu (jette-toi, ne vas pas ouvrir Marx ni Kropotkine, pas de goût-gueule, fais le signe de croa) : c’est l’ensemble des indi­vidus qui dans une société hiérar­chisée et déter­minée par le pou­voir se retrouve à un statut (à peu près) équiv­a­lent quand à leur alié­na­tion (au dit pou­voir) et à leur part d’exercice (tou­jours de ce dit pou­voir).
    Non?
    tu me met la pres­sion (et sans faux col stp) plus je relis mon com plus je me dis que du point de vue situ ça n’a pas le même angle et ma def est neuneu, juste genre dico merdique.
    C’est des vaches dans un pré!
    Ah ça t’aurais pas due, c’est la facil­ité, tu vas manger grave lààà…
    Drinnng je rend la copie j’appuie sur « laisser un com » (en fait c’est le choix de la fainéan­tise, hein)

    • Mademoiselle S. says:

      nan nan je t’aime bien, en plus.
      Mais là, faut que je me pré­pare pour un vrai apéro. Très rapi­de­ment, donc, si tu reprends ta déf­i­ni­tion de la classe en pen­sant cette fois à hommes/femmes, et que tu repenses à la ques­tion du « s’inscrit dans une lutte plus large » (com­men­taire précé­dent), tu arrives au même résul­tat ? Tu as tou­jours une lutte qui prime, plus large ? ou ça devient moins évident ? (voudrais pas que tu aies l’impression que mon ton est sco­laire, dri­i­i­ing, copie).

      • LoRd TorDre says:

        ah nan c’te piège, j’suis pas pour l’effacement/dilution/subordination d’une lutte au profit d’une autre ou d’un impératif révo­lu­tion­naire « trou noir-antimatière » Je suis pour la fusion des arts mar­ti­aux afin d’en faire un réelle­ment anti-pouvoir com­bi­nant des tech­niques de luttes à grande échelles con­tre les man­i­fes­ta­tions d’envergures du dit pou­voir à des tech­niques à moin­dre échelles pour le monde du tra­vail jusqu’à des échelles d’individu à indi­vidus et des méth­odes de réflex­ions pour ne pas se laisser enivrer par ce poi­son. Un truc manip­u­la­ble, trans­mis­si­ble, exportable et pas des penseurs, des tech­niques, des luttes éparpil­lés et le pou­voir qui per­dure comme si l’on ne pou­vait jamais l’abolir. Suis-je fou?

        C’est pas gen­til de par­ler apéro à tous bouts de champs, il me reste plus qu’une bière dans le frigo et ma cops ren­tre dans une heure et le plus proche point de rav­i­taille­ment est à 7 km bouuuuhou.…

  24. truc says:

    ben heureuse­ment que y’a un foto pour m’apprendre qui est le gars qu’a dit ça hein
    ben du coup
    y’a pas foto : le mec est en costard cra­vate et a les cheveux courts : donc for­cé­ment, c’est un con­nard.
    et je rigole pas hein

    à pro­pos du pas­sage du cama­rade qui dit que la prison c’est pas la bonne réponse : ben oui d’ailleurs la bonne réponse est indiquée dans la cita­tion de Chris­tiane Rochefort. (pré­face de l’édition de 1971 du SCUM Man­i­festo) : bref ces mecs en costard cra­vate méri­tent le coup de couteau, comme ça, sur le trot­toir. donc le mec là qui s’est fait épin­gler, ce qui serait bien, c’est qu’on man­date d’autre repris de jus­tice de droit com­mun dans la même taule pour faire le tra­vail. eux c’est des grands pro­fes­sion­nels. du sex­isme aussi. alors entre sex­istes, faut les utiliser comme à la guerre : con­tre un char, un char, con­tre un avion, un avion, con­tre un sex­iste un sex­iste. donc au final, ben la cama­rade qui dit qu’on va pas atten­dre… elle a rai­son aussi. donc faut utiliser les enne­mis les uns con­tre les autres. le prob­lème c’est que faut se faire des allés parmi les enne­mis con­tre d’autres enne­mis. et là ça devient dur. je sais pas faire le coup de couteau non plus.

  25. lilou says:

    moi je t’aime Made­moi­selle S

  26. Aie, ca fait tou­jours mal quand on ressort les archives des hommes politiques.…heureusement que cer­tains ont de la mémoire, quand je vois ton arti­cle je me rends compte a quel point le reste du temps on vit l’information en live, tête bais­sée, sans pren­dre le temps de pren­dre du recul sur ce qui est dit.
    Voila com­ment on fait d’un misog­yne ordi­naire un héros engagé…

    Merci donc pour cette piqure de rappel!

  27. HN says:

    Tu vois, j’ai trouvé ta petite leçon de choses à l’antenne dimanche gon­flée et ridicule.

    Mais c’est le pro­pre des politi­cards ! En plus d’apprendre des fiches pour chaque occa­sion…
    Merci pour cet arti­cle. A chaque nou­veau scan­dale, on décou­vre une palan­quée de con­nards pour défendre un pré­sumé salaud et l’autre moitié de con­nards - tous plus machos les uns que les autres - retour­nent leur chemise.
    En tout cas, DSK aura encore beau­coup fait pour la mon­di­al­i­sa­tion. Grâce à lui, aucune autre info n’a fil­tré dans le marasme de « l’affaire ». Pour com­pléter la bio de DSK, d’un côté plus « économique » : Fakir, Acrimed, Le Diplo, ainsi que les nom­breux sites de vac­ci­na­tion qu’on peut trou­ver sur le net…

    Cdlmt

  28. HN says:

    Par ailleurs, par­don de jouer au con, mais je pense que sa moti­va­tion pre­mière n’est pas la lutte con­tre le sex­isme.
    Il me sem­ble qu’il n’est pas spé­ciale­ment client de DSK et qu’il roule plutôt pour d’autres grosses poin­tures du PS. D’une pierre deux coups, il met des bâtons dans les trous de DSK (sans être vrai­ment vir­u­lent toute­fois - ce serait un comble pour un social­iste d’être vir­u­lent), tout en restant dis­simulé der­rière une image de défenseur des femmes.

    Z’avez vu st’analyse poli­tique un peu ? En met­tant un peu plus de forme, je peux con­cur­rencer le Bar­bier de l’Express, voire le Jojo du Nou­vel Obs…
    ;-)

    Cdlmt

  29. HN says:

    Je voudrais toute­fois passer un petit coup de gueule con­tre les épouses de ces mêmes con­nards, qui fer­ment leur gueule alors qu’elles ont pour­tant la cou­ver­ture médi­a­tique qui va bien.
    Je pense en par­ti­c­ulier à Chris­tine Ock­rent (direc­trice de France24 il me sem­ble, rien que ça), qui aurait pu met­tre un gros gros tacle à son pro-dictateur de mari…
    Le com­bat il est là aussi non ? Me trompé-je ?

    Cdlmt

  30. Isa says:

    La liste des sig­nataires est à vomir… ça sent la schiz­o­phrénie à plein tube…
    De gros poutous à Made­moi­selle car nous nous com­prenons :)

  31. Isa says:

    Ma pro­pre let­tre à Benoît Hamon (Made­moi­selle votre car­net d’adresse étant ce qu’il est, si vous les coor­don­nées d’Ockrent, Colom­bani et Pul­var, je suis preneur)

    Cher Mon­sieur,

    Parmi les slo­gans de 68 (que vous vous plaisez à citer) il en est un d’incontestable que je ne me lasse jamais de citer: « nous ne serons en paix que quand nous aurons pendu le dernier cap­i­tal­iste avec les tripes du dernier bureaucrate »

    Et c’est pourquoi on peut dire, sans s’engager dans une voie incer­taine, tant la cause est claire, que la péti­tion « osez le fémin­isme » sent la schiz­o­phrénie à plein nez. Ock­rent, Colom­bani, Pul­var etc… ne s’allient, sur ce coup, que leurs meilleures clientes et ne trompent que les crétins. Vous avez de beaux alliés.…

    ça va encore cogner dans les foy­ers. D’ordinaire je récuse d« employer les chiffres et la petite guerre qui con­siste à les employer à tour de bras car c’est bien, avec la peur qu’inspire le régime, son dernier rem­part idéologique pour cir­con­venir les gens, cette petite guerre est la dernière des impos­tures de la sci­ence et son tri­om­phe absolu ne fait effet que sur des esprits impres­sionnables qui maîtrisent fort mal l’usage de la cri­tique sociale et de la lit­téra­ture; « ce n’est pas parce qu’on nie un fait qu’il cesse d’exister » dis­ait Huxley

    M.Hamon, il y a chaque jour, plus de 10 000 enfants qui meur­rent de mal­nu­tri­tion. On ne peut pas se parer d’innocence quand on perçoit des émolue­ments qui ne sont pas sim­ple­ment obscènes mais crim­inels. Je vous laisse le soin d’établir le seuil au delà duquel on passe de l’obscénité au crime.…

    Bien à vous

  32. J’aurais l’air pathe­tique si j’ecrivais aux mag­a­zines fem­i­nins pour leur expli­quer que ca me derange qu’ils fassent la pro­mo­tion des man­nequins aux pec­toraux et aux abdos impec­ca­bles, alors qu’a longueur d’articles ils nous expliquent que le plus impor­tant, c’est la beaute interieure?
    Oui, j’aurais l’air con. Pour quoi je le fais pas? Parce que je m’en branle. Parce que j’aurais l’air nevrose de tout voir a tra­vers l’axe de ma virilite en societe.

    Est-ce que je me plains que dans les blagues de toto, toto soit un homme? On peut rire de tout. Des blagues sex­istes. Des blagues racistes. Je rigole meme de moi-meme de mes orig­ines gaulloises a fort taux de con­san­gui­nite.
    Meme ce bil­let de pur fem­i­nisme abusif m’a fait rire.

    • Mademoiselle S. says:

      « Est-ce que je me plains que dans les blagues de toto, toto soit un homme? « 
        ça c’est de la com­para­i­son de com­pet” ! en effet, les blagues de toto sont sex­istes (????), mais tu ne te plains pas ! tu ne te révoltes pas, parce que tu es au dessus de tout ça. En tant qu’homme blanc, tu as plus de recul que les autres, je vois que ça. félicitations.

      • Tu m’excuseras sure­ment de ne pas avoir pris le temps du faire une Google « blagues sur les hommes », je cor­rige donc puisque tu as besoin de vrais exem­ples:
        http://www.blablagues.net/blagues-hommes.html
        http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/anti_h.htm
        http://www.toutlhumour.com/blagues/blagues-hommes-femmes.php
        http://www.psychoechange.com/psychologie-blague,sexiste,contre,hommes,pas-30-537.html

        Pourquoi les femmes ne veulent-elles plus se marier ?
        Elles préfèrent avoir du jam­bon dans le frigo qu’un gros porc dans le salon.

        Les hommes sont la preuve que la réin­car­na­tion existe.
        On ne peut pas devenir aussi con en une seule vie

        Avant tout chef d’oeuvre, il y a un brouil­lon.
        C’est pourquoi Dieu créa l’homme avant la femme !!!

        Un homme c’est comme la let­tre Q, un gros zéro et une petite queue!
        On lit partout des con­seils genre « ren­dez votre homme plus atten­tione, plus doux, plus sen­si­ble ». Tout le monde s’en fout. Par con­tre le jour ou MotoMagazine titr­era « Faites de votre femme une salope », la c’est la plainte assuree.

        Le fait que Hamon rigole de cette blague pas drole (du moins pour moi) ne mon­tre pas son sex­isme, ca mon­tre surtout ca stu­pidite, genre 10 ans d’age men­tal humour pipi-caca.

        Et je vois pas bien le rap­port avec le fait que je sois blanc et avoir du recul… Si je preferais pas pren­dre ca pour du sec­ond degre, ca aurait l’air d’une remar­que raciste.

        • Mademoiselle S. says:

          Bien entendu qu’il y a des blagues misan­dres. C’était l’exemple de toto que je trou­vais assez peu probant.
          Le blanc et recul, c’était ironique : il arrive sou­vent que cer­tains blancs aient du mal à com­pren­dre que les non-blancs ne rient pas aux blagues racistes. Mais je ne vais pas repren­dre toute l’explication sur ce qui fait rire ou non selon sa posi­tion dans l’espace social, sa posi­tion dans les rap­ports sociaux.

          • J’ai com­pris tres tot que ce genre de blagues fai­saient souf­frir les gens, bien que je sois un homme blanc. Du coup j’ai jamais trouve ca drole mais si ca ne m’affectait pas directe­ment. Je trouve ca juste pathe­tique mais je reproche pas aux gens de les faire. Ca m’enerve qu’on ne puisse pas dire ce qu’on veut.

            Depuis quelques mois je suis moi-meme un etranger (expa­trie), et j’ai tous les jours des exem­ples de racisme anti-blancs voire anti-francais. Et je pref­ere trou­ver ca pathe­tique plu­tot que de m’en offenser.

            J’aimerais citer Desproges, « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ». Lors de l’interview ils etaient entre mecs, il se doutait qu’il ne blesserait per­sonne. Ca aurait ete odieux d’avoir sor­tir ca a un con­gres de fem­i­nistes, puisque ca cesse d’etre une drole quand ca devient blessant. Et Hamont aurait ete plus intel­li­gent il aurait dit « ca m’amuse » plu­tot que « c’est amu­sant », et enlever le « un peu ». C’est sex­iste et ca l’amuse, point barre, faut assumer d’etre bauf.

          • HN says:

            « Et je pref­ere trou­ver ca pathe­tique plu­tot que de m’en offenser. »

            Au début, on trouve ça pathé­tique.
            Après l’avoir enten­due 300 fois, ça peut énerver.

            Dans le cas du racisme, après 400 ans d’esclavage, les innom­brables coloni­sa­tions, on ne doit prob­a­ble­ment pas avoir le même point de vue (quand par ex l’histoire de votre pays raconte que les colons écra­saient les enfants en bas âge sous les pilons, ça fait rire un peu jaune, voyez ?).

            Après des mil­lé­naires d’histoire où l’homme a tou­jours tout fait pour dominer la femme, idem.

            Voilà pour le point de vue de l’homme blanc.

        • Christine says:

          J’aime beau­coup celle sur la réin­car­na­tion :-D D

          Mais ce ne sont pas des blagues de toto, ce sont effec­tive­ment des blagues qui se moquent des hommes, et cer­taines sont tout à fait nulles.

          Mais l’humour envers les dom­i­nants dans qqs blagues, c’est pas la même chose que l’ambiance de plaisan­terie grivoise per­ma­nente que subis­sent les femmes. Ah, tu ne vois ni la dif­férence, ni la dom­i­na­tion ? Tu ne vois pas ce que la blague de Hamon a de méprisant pour les femmes ?

          Jeté un oeil à ton blog.… …

          • « Ah, tu ne vois ni la dif­férence, ni la dom­i­na­tion ? Tu ne vois pas ce que la blague de Hamon a de méprisant pour les femmes ? « 
              Si, si, et si.

            Je me repete donc :
            « Depuis quelques mois je suis moi-meme un etranger (expa­trie), et j’ai tous les jours des exem­ples de racisme anti-blancs voire anti-francais. Et je pref­ere trou­ver ca pathe­tique plu­tot que de m’en offenser. »

            Vrai­ment des­ole d’avoir pol­lue votre dis­cus­sion, mais pourquoi j’ai l’impression d’etre coupable d’etre un mec blanc? C’est ambiance pro­ces d’intentions ici ou quoi?

          • Yelle says:

            « Lors de l’interview ils etaient entre mecs, il se doutait qu’il ne blesserait per­sonne. « 
              Par déf­i­ni­tion, lors d’une inter­view on ne parle pas pour le jour­nal­iste, mais pour le pub­lic qui lira/regardera l’interview. Et quand on est un homme poli­tique, on parle au pays par défaut.

            Je con­nais peu de femmes qui racon­tent à longueur de journée des blagues misan­dres. En revanche, étudi­ante dans un milieu 75% mas­culin, les blagues misog­y­nes je les vois défiler.
            J’ai ten­dance à penser que quand une per­sonne ou un groupe fait de l’humour tou­jours sur le même sujet, il a beau dire « mais c’est pour rire » ça mon­tre en général qu’il s’agit d’un sujet d’importance. D’où j’en déduit que soit je suis entourée de fémin­istes qui s’ignorent, soit…

  33. C’est mar­rant aussi de voir que les poli­tiques qui se con­tre­dis­ent, ca etonne encore des gens :)
    Com­ment voulez-vous etre elu sans dire a tout le monde ce qu’il veut enten­dre? Com­ment recu­perer les voix de ces ploucs gauchistes qui ont pleure la mort du PC? Faut bien leur en don­ner, du gras, du lourd, du basique pour qu’ils se recon­nais­sent dans le PS, non?

    Quand la gauche compte sur l’intelligence, l’objectivite et la com­pe­tence, ca donne Jospin, et ca marche pas.

  34. yelrah says:

    « Quand la gauche compte sur l’intélligence, l’objectivité et la com­pétence« 
      Ouaip, elle pour­rai tou­jours compter sur toi …

  35. truk says:

    ah bon ?
    parce que le mèque là, Hamon, du pêthesse, c’est à gauche ?

  36. Christine says:

    @Gentil Salaud : le prob­lème est pas que tu sois un mec blanc (prob­a­ble­ment hétéro) (encore que si, le pb peut venir de là mais pas de façon essen­tial­iste, de façon cul­turelle), le pb c’est que tu vois du fémin­isme abusif dans un bil­let qui dénonce la violence.

    • La « vio­lence » d’un mec débile qui a ri à une blague des années 60? Ok faut pas min­imiser, mais le pen­chant serait peut-être aussi de ne pas « over-react », his­toire que per­sonne ne soit dsns un extrême?

      Mais peut-être que cette sur-réaction à fleur de peau, digne de la guil­lo­tine pour vol à l’étalage, ça vient, cul­turelle­ment, du fait qu’il sem­ble ici y avoir une majorité de femmes arabes les­bi­ennes? Qui com­pren­nent mieux le prob­lème (puisqu’elles en souf­frent) que les pau­vres igno­rants que sont les mecs blancs hétéro?

  37. Scoop sexe
    Une femme est harcelée, agressée ou vio­lée toutes les sec­on­des. A chaque bat­te­ment d’ailes, un mâle porte atteinte à la pudeur d’une vieille dame ou d’une jeune demoi­selle. Aucune femme n’est à l’abri d’une indé­cente com­pag­nie. D’une dérive sen­suelle ou sex­uelle.
    Nous sommes toutes vic­times poten­tielles d’un abus de pou­voir, du singe sur la guenon, du mâle sur la femelle, de l’homme sur la femme.
    Abus de pou­voir du gou­verne­ment sur les gou­vernés, de l’employeur sur les employées, du maître sur ses dis­ci­ples.
    Le prob­lème, c’est que vous n’êtes pas plusieurs à déposer plainte et dénon­cer ces étreintes subies sous la con­trainte.
    Et surtout et par-dessus tout, vous savez la douloureuse impres­sion d’être un obscur objet de désir. Et sans par­ler de la pres­sion que l’on exerce sur vous, pour que vous cédiez à toutes sortes de ten­ta­tions, de per­ver­sions, d’obsessions.
    Il y en a marre de tous ces canards sauvages qui se font passer pour les enfants du bon dieu.
    L’Amérique a peut-être réal­isé avant nous qu’il n’y a pas de dif­férence essen­tielle entre vrais et faux séduc­teurs. Jus­tice accusatoire, il vous suf­fit de charger quelqu’un pour qu’il soit forcé par la Loi de se dis­culper, de prou­ver le con­traire de ce que la Loi réprouve. Mais en France hélas, la jus­tice est inquisi­toire. C’est à la vic­time de prou­ver sa bonne foi avant qu’un juge ne soit désigné pour instru­ire le dossier…
    A un moment ou à un autre, il va fal­loir pren­dre cer­taines mesures, en amont ou en aval, pour prévenir bien sûr, mais surtout guérir tous ceux qui con­fondent vio­lence et pas­sion. Attrac­tion et répul­sion, vitesse et pré­cip­i­ta­tion !
    Ecoutez la suite…

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/scoop-sexe/

  38. Isa says:

    « Quand la gauche compte sur l’intelligence, l’objectivite et la com­pe­tence, ca donne Jospin, et ca marche pas. »

    Vous n’êtes pas assez ren­seigné cher mon­sieur… (si vous voulez un seul exem­ple je vous le donne. Vous n’avez qu’à me faire signe. Je l’ai vécu en direct live et j’en suis donc par­faite­ment assuré. Il s’agissait de méth­odes total­i­taires, pas d’intelligence, d’objectivité et de com­pé­tences… D’ailleurs en bon pays total­i­taire que nous sommes nous eûmes de droite et de gauche, dans tous les jour­naux, des ver­sions men­songères. L’aboutissement de cette his­toire total­i­taire qui embrasse les gou­verne­ments de gauche et de droite c’est l’arrestation d’Yvan Colonna. Cela dit je ne peux pas vous faire le reproche d’être plutôt igno­rant du régime sous lequel vous vivez, cher mon­sieur, car vous n’êtes pas une men­ace pour les gouvernements)

    • Réveillez-vous, quel politi­cien n’est pas total­i­taire? Un leader ça impose ses idées, point barre, c’est la con­struc­tion de la 5e république qui veut ça, con­stru­ite pour un homme/femme fort qui con­cen­tre les pou­voirs. Le régime réclame des politi­ciens comme ça. Et pourquoi? Parce que quand on fait des gou­verne­ments plus con­sen­suels, où tout le monde est mieux représenté à hau­teur de l’adhésion à ses idées, on se retrouve à voter les pleins pou­voirs à Napoléon ou à Pétain, comme des gros cons.

      Evidem­ment je n’étais pas là alors vous avez sure­ment rai­son sur la réelle per­son­al­ité de Jospin, n’empêche ça ne change rien d’un point de vue de l’image. Il avait l’air com­pé­tente, intello et chi­ant, et il a perdu alors qu’il y avait un boule­vard devant lui.

      « Cela dit je ne peux pas vous faire le reproche d’être plutôt igno­rant du régime sous lequel vous vivez, cher mon­sieur, car vous n’êtes pas une men­ace pour les gou­verne­ments)« 
      Je ne vis pas sous ce régime, je suis juste­ment parti entre autres parce que notre gou­verne­ment raciste me dégoû­tait ». Mais merci encore pour les a pri­ori que vous avez sur moi, je com­mence à m’habituer Et je me demande bien en quoi vous êtes plus une men­ace que moi pour les gou­verne­ments? Vous avez un parti, un jour­nal influ­ent, vous pos­sédez une firme du CAC 40 ou êtes jour­nal­iste d’investigation? Je ne penses pas. J’en déduis que vous comme moi men­a­cons les gou­verne­ments de la manière manière: nulle.
      Au pas­sage, quand on dénonce « les gou­verne­ments », il faut faire atten­tion on passe vite pour quelqu’un qui ne respecte pas la démoc­ra­tie (et à ce moment là autant le dire clairement)

      D’ailleurs comme ce blog tend forte­ment à gauche je pré­cise que je vis dans un pays com­mu­niste. Merci à ce régime pour me traiter dif­férem­ment tous les jours sous pré­texte que je suis blanc. Merci à ce régime pour ne meme pas me per­me­t­tre d’être pro­prié­taire d’une moto, indis­pens­able au déplace­ment. Merci à ce régime pour toute sa cor­rup­tion à tous les étages. Merci à ce régime pour ne pas pro­téger un seul de mes droits fondamentaux.

      « Je rajouterai qu’il y a des gens qui ont d’exceptionnelles fac­ultés à ne jamais se trou­ver en posi­tion de men­acer des régimes forts. Oreilles bouchées, yeux fer­mées, bouche cousue je prends tout mon luc…« 
        Rajou­tons aussi « manque d’intelligence, igno­rance » comme cause prin­ci­pale.
      Je dirais pas « des » gens mais plutôt « les » gens. Tous ceux qui pref­er­ent ne rien voir, garder leur CDI pour rem­bourser la mai­son sur 35 ans et mourir mal­heureux avec une retraite qui ne leur per­me­t­tra pas de manger. L’immense majorité des français, donc.

  39. Isa says:

    Je rajouterai qu’il y a des gens qui ont d’exceptionnelles fac­ultés à ne jamais se trou­ver en posi­tion de men­acer des régimes forts. Oreilles bouchées, yeux fer­mées, bouche cousue je prends tout mon luc…

  40. Cahuete says:

    Merci, tu as mis les mots justes, très justes sur ce que je ressens. Bravo, con­tinu. Merci encore.

  41. Noëlle says:

    Le pseudo-féminisme des dom­i­nantes n’est pas « tris­toun­net » non plus:
    http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2011/05/valerie-toranian-recycle-son-editorial.html

  42. truc says:

    y’a ossi des jens ki ful­mines de pas fère peur ô gou­vairne­mant faure

    • Yelle says:

      Je me croy­ais com­pé­tente en kik­oulol, mais là j’avoue que je bute sur le dernier mot… Et il doit être essen­tiel parce que le sens global du com­men­taire m’échappe totalement.

      • truc says:

        cé le mau­cieux il a aicri réjime for
        mes je me tron­peu paske on peu pa recopié et jé pa de maimouare

        • Mademoiselle S. says:

          euh… tu pour­rais essayer d’écrire autrement qu’en vague phoné­tique ou c’est impossible ?

        • Yelle says:

          Pareil, je bloque sur le « for », qui sem­ble faire écho au « faure ». Le « réjime », que je traduit par « régime » (on voit là l’absurdité du kik­oulol, le nom­bre de let­tres est exacte­ment le même) me per­turbe par­ti­c­ulière­ment; je n’arrive pas à voir le rap­port avec la choucroute.

      • A mon avis à ce stade là c’est fait exprès (un kikoolol ça utilises « ô »?), même moi je fais mieux quand j’ai un clavier qwerty

  43. Citrusse says:

    Dans le même genre, Vin­cent Ces­pedes, char­mant pro-féministe tant qu’il la foutra
    http://citrusseries.yagg.com/2011/06/01/vincent-cespedes-charmant-pro-feministe-tant-quil-la-foutra/

  44. Très bon arti­cle, comme tout ce que j’ai pu lire sur votre blog à présent !
    Un peu d’humour, un peu d’ironie, et beau­coup de sérieux ! Bravo pour l’article, et merci pour le lien de la péti­tion des fémin­istes américaines.

  45. Powlyn says:

    Bon­jour,

    J’aime bien votre blog parce qu’il ouvre des angle-morts de l’esprit, il nous fait réfléchir à des choses aux­quelles nous n’avions pas pensé. Ceci dit, je vous trouve un peu injuste, un peu comme si vous étiez enfer­mée dans la blo­gosphère toute seule à réfléchir dans votre coin…
    Oui, certes, Benoît aurait pu s’abstenir d’une telle remar­que, mais n’oublions pas que nous vivons dans la société dans laque­lle nous vivons, et nous sommes donc tous éduqués au patri­ar­cat et à la phal­locratie à par­tir du moment où le gynéco annonce notre sexe aux par­ents.
    Alors oui, même en étant une femme et en étant fémin­iste, il m’arrive de sor­tir des réflex­ions sex­istes et pour­tant je passe mon temps à con­damner ceux à qui ça arrive. Je pense que Benoît Hamon est pro­fondé­ment fémin­iste (et je sais même qu’il ne rigole pas tous les jours avec Car­o­line de Haas, qui, elle, ne se prive pas pour lui faire ravaler ses blagues).

    Le fémin­isme est un mou­ve­ment lent, qui demande énor­mé­ment d’explications, de démon­stra­tions, de péd­a­gogie, alors oui, c’est beau­coup trop lent, mais c’est soit ça soit on passe pour des hys­tériques mal baisées et on rend le com­bat vain, donc à choisir je préfère la patience !

    • Mademoiselle S. says:

      « soit ça soit on passe pour des hys­tériques mal baisées et on rend le com­bat vain, donc à choisir je préfère la patience ! »

      Mais si il s’agissait d’une ques­tion de péd­a­gogie et de patience, ça sig­ni­fierait que tout cela n’est finale­ment qu’une ques­tion de men­tal­ités à faire évoluer… ce qui n’est pas le cas. On est dans un rap­port de force, de dom­i­na­tion.. et c’est pas en expli­quant patiem­ment au dom­i­nant que ce qu’il fait ou dit, c’est pas bien, avec le sourire et beau­coup de patience, qu’on « avance ». Dans la grande majorité des cas, il n” en a pas grand chose à faire, le dom­i­nant, même s’il est gen­til. Il a des intérêt con­crets, pra­tiques, financiers, etc, à ce que le rap­port de force reste en sa faveur. ça vaut pour nous, mais pour d’autre rap­ports de dom­i­na­tion aussi.

      • Powlyn says:

        Je partage tout à fait cette analyse pour la dom­i­na­tion des pos­sé­dants sur les tra­vailleurs, par con­tre je pense que c’est moins vrai pour le rap­port femme/homme, il y a heureuse­ment beau­coup d’hommes qui sont con­scients des iné­gal­ités et qui veu­lent lut­ter con­tre, même s’ils com­met­tent par­fois des erreurs, du fait de l’éducation.

        Et puis par ailleurs, je ne vois pas trop ce qu’on peut faire mis à part éduquer les gens…

        • Powlyn says:

           » Et puis par ailleurs, je ne vois pas trop ce qu’on peut faire mis à part éduquer les gens… » C’est une ques­tion, hein !

  46. Isa says:

    Exacte­ment Made­moi­selle! CQFD!
    Je suis quand même sidéré qu’une femme, qui se revendique du fémin­isme, ait à l’esprit que les rap­ports d’oppressions se régleraient avec un peu de péd­a­gogie et de patience… C’est à peine croy­able… Je veux croire que l’approche de l’été, le soleil livrent l’esprit à la paresse… Mais non con­tente de se tromper grave­ment il y a cette phrase intro­duc­tive qui ne passe décidé­ment pas « Ceci dit, je vous trouve un peu injuste, un peu comme si vous étiez enfer­mée dans la blo­gosphère toute seule à réfléchir dans votre coin… ». On y trouve toute la bien­séance de la fausse parole et au pas­sage on égratigne celle qui com­prend très bien.
    Benoît Hamon représente des intérêts locaux, nationaux et inter­na­tionaux qui favorisent l’oppression. Il ne peut pas être fémin­iste. En revanche il peut avoir assez de suc­cès auprès de femmes qui aiment vivre à l’ombre des puis­sants, pour sem­bler le plus éperdu des femmes. Mais on ne lui trou­vera jamais pour maîtresses une ouvrière à la chaîne de chez Renault, une chômeuse, une jeune maghrébine d’origine mod­este qui tente de s’arracher à une éduca­tion oppres­sante par un emploi mod­este, une femme battue par son chef d’entreprise de mari.… Je n’aurai jamais la pré­ten­tion d’affirmer que je suis fémin­iste, j’ai en revanche une cer­ti­tude absolue: com­par­a­tive­ment à Benoît Hamon et à ce qu’il représente j’ai causé beau­coup de torts aux femmes

    • Powlyn says:

      Bon­jour,

      Est-ce qu’on peut dis­cuter sere­ine­ment et appren­dre les unes des autres sans s’invectiver et se traiter mutuelle­ment de sup­pôts de la phal­locratie ? Mon com­men­taire n’a pas voca­tion à met­tre en cause qui que ce soit mais à ouvrir le débat !

      « Benoît Hamon représente des intérêts locaux, nationaux et inter­na­tionaux qui favorisent l’oppression. Il ne peut pas être fémin­iste. » De quels intérêts parle-t-on ? Il faut être une femme noire pro­lé­taire pour pou­voir se dire fémin­iste ?
      Et puis je suis désolée mais je con­nais cer­taines anci­ennes con­quêtes de Benoît Hamon et ce ne sont pas des énar­ques, loin de là !

  47. Isa says:

    Erra­tum!!!: J’ai causé beau­coup MOINS de torts aux femmes… (et d’ailleurs pour une rai­son fort sim­ple: n’étant ni séduisant et n’ayant jamais eu la moin­dre once de pou­voir, j’ai vécu ces dix dernières années sans côtoyer pra­tique­ment la moin­dre femme)

  48. fafroid says:

    « Que les femmes soient rabais­sées à l’état de trou, de jouet, de mon­naie d’échange, quelle bonne blague ! Don­ner le sen­ti­ment que les femmes sont entrées dans l’histoire sans vis­age, sans cerveau, sans parole, mais avec leur cul, c’est désopilant ! »

    » C’est pour­tant la triste vérité, et c’est vieux comme l’enlèvement des Sabines. Les fémin­istes ne sont que des mal baisées qui enra­gent de ne pas avoir été domp­tées par un homme.
    Je suis bien d’accord avec la rédac­trice de ce blog sur l’existence d’un con­flit entre les sexes - sauf que ce con­flit s’est développé grâce au libéral­isme et à son men­songe égal­i­taire, car à toutes les époques et dans toutes les civil­i­sa­tions humains, c’est tou­jours l’homme qui a dom­iné naturelle­ment.
    Le con­flit des sexes n’est qu’une aggra­va­tion de la con­cur­rence par la loi du marché. Les fémin­istes préfèrent gober le hochet de la soi-disant indépen­dance économique (en réal­ité, exploitée par ton supérieur hiérar­chique au lieu d’être soumise à ton mec) plutôt que se soumet­tre à la tra­di­tion patri­ar­cale. Tout cela engen­dre une généra­tion de vieilles harpies cinquan­te­naires, qui finis­sent seules car elles sont dev­enues insup­port­a­bles, et meurent tar­di­ve­ment, car l’espérance de vie mas­cu­line est inférieure - encore une iné­gal­ité naturelle, sauf que celle-ci ne dérange pas les féministes.…

  49. Benjamin says:

    Je ne suis pas d’accord sur le fond : un seul domaine doit échap­per à toute restric­tion morale, idéologique, éthique : l’humour. C’est absol­u­ment pri­mor­dial, me semble-t-il. Hommes, femmes, noirs, juifs, homos, hétéros, minorités ou majorités, fachos, cocos ou lib­er­taires, tout, absol­u­ment tous, devons passer à la moulinette. C’est un principe despro­gien indérogeable.

    • encore une hystérique says:

      il me sem­ble que desproges a dit qu’on pou­vait rire de tout mais pas avec n’importe qui (à peu près ce que dit made­moi­selle dans plusieurs réponses aux com­men­taires). Et là benoit ben il s’exprimait dans un jour­nal donc a pri­ori des­tiné à n’importe qui… et pire, à tout le monde. c’est bête hein!
      Et puis il me sem­ble que les hommes, les majorités et les fachos ne sont pas dom­inés mais dom­i­nants ce qui rend la place de la blague sur eux assez dif­férente…
      quant à moi je crois qu’on a le droit de ne pas en rire et de trou­ver ça blessant, humiliant, opp­ri­mant mais apparem­ment il suf­fit juste de péter (ou de baiser) un coup et ça ira mieux.… aaargh!
      merci made­moi­selle d’écrire avec autant de verve des choses qui fond du bien par où ça passe (et ça passe où je veux quand je veux ;) ) et de répon­dre avec autant de patience à tous ces com­men­taires lassants.

  50. Jérémie says:

    oui, dom­mage qu’il n’est pas cité « Céder un peu c’est capit­uler beaucoup »

    Merci à toi.

  51. Pingback: DSK, Delphy et les féministes | Crêpe Georgette

  52. Nouhanda says:

    À quand la cam­pagne d’émasculation anti-phallocrate… au ciseau de bois, évidem­ment…
    Pour ma part, je fais mon mea-culpa car je fais « un peu » moins de tâches ménagères… ne me jetez pas la pierre… j’ai com­pris la leçon !

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