Femmes, pourquoi tant de haine ?

« Femmes, pourquoi tant de haine ? », c’est le titre du Thema Arte d’hier soir. Entre documentaires et débat, l’émission est sensée se pencher sur « le retour des violences machistes ». Il faut cependant entendre « Le retour des violences machistes chez les noirs et les arabes pauvres ». Rassurez vous, on ne parlera pas des violences masculines chez « les autres », c’est à dire les blancs plus aisés. Eux, visiblement, seraient plutôt dans le genre « retour du Jedi » gentil qui va lutter contre le côté obscur de la force. Du lourd donc, sur fond d’axe du mal contre le bien.

Pour commencer, la présentation de l’émission donne le ton, façon film d’horreur.

Un peu comme l’affiche de « Ils », réalisé par X. Palud et D. Moreau :

Pour le thema d’Arte, le casting est composé, au choix :

  • de maghrébins (pour le spectateur socialiste qui regrette son angélisme passé) ;
  • d’immigrés de la énième génération (pour le spectateur inconditionnel de la souche) ;
  • d’arabes (pour le spectateur qui cause vrai et qui t’emmerde) ;
  • de musulmans (pour le spectateur qui ne fait plus une phrase sans prononcer le mot laïcité -et ordre républicain en général, juste après) ;
  • d’auvergnats (pour les soutiens à notre ministre condamné pour injure raciale).

 

Pour le thema d’Arte, donc, nous avons les mêmes ressorts que pour une affiche de film d’horreur :

Un fond sombre, un visage un peu effacé, un peu inquiétant, et le lieu où va se dérouler l’intrigue en arrière plan (les barres d’immeubles, la banlieue, donc les arabes/musulmans).

Un peu comme dans The Exorcist :

Quand on regarde l’affiche, on comprend assez rapidement que la silhouette avec le chapeau va jouer un rôle dans l’histoire (le prêtre pour « L’exorciste », Lafâme pour le Thema Arte), mais que le problème le plus inquiétant se situe, lui, quelque part en arrière plan, dans la maison/les immeubles (la fille possédée par le diable pour « L’Exorciste », les jeunes de banlieue (arabes, musulmans, etc., cf liste ci-dessus, pour le Thema d’Arte).

Nous voilà donc prévenu, ce soir, ça va trembler dans les chaumières, façon « L’Exorciste » :

La soirée est présentée par Daniel Leconte, l’inénarrable Daniel Leconte… Le souci, c’est qu’on ne sait pas par quoi commencer.

  • Par le moment ou Leconte jubile, certain d’avoir réalisé un fort audimat, « parce que… y’avait d’ l’enjeu » ? (Surfe mon gars, la vague est haute).
  • Par l’étonnement du présentateur qui s’insurge (« incroyable ! ») parce que les « autorités allemandes n’interviennent pas », en cas de violences contre les femmes (ici, dans le cas de mariages forcés)…. ou comment découvrir l’eau tiède ? L’État n’interviendrait pas ou peu quand les femmes subissent des violences ? Naaaaan, sans déconner ?
  • Par les petits rires condescendants de Leconte devant ces deux « femmes de caractère »/ »femmes tellement libres » qu’elles ne lui laissent pas en placer une durant le débat ? (quelle mansuétude ces mâles blancs !)
  • Par ces deux femmes (Malika Sorel et Serap Cileli) qui parlent de la crise de la masculinité de « nos hommes » (les blancs), « qu’on aime », et qui peuvent « être doux et masculins »… qui soutiennent que « si tout cela est arrivé, c’est parce que notre société elle-même est en crise d’identité (« natürlich ! » dit l’invitée allemande), et surtout, les hommes occidentaux sont dans une crise de la masculinité » ! La rengaine commence à être connue, la bouillie devient lassante.
  • Par ces deux femmes persuadées que les violences faites aux femmes viennent contaminer « notre société » -nous les blancs-, via les banlieues ?
  • Par ces deux femmes persuadées que les médias et les politiques veulent à tout prix cacher ces violences pour éviter tout risque de stigmatisation de ces populations (les arabes/musulmans) ?

C’est peut-être cette dernière affirmation qui est la plus dingue.

Cela suppose de croire que :

  • l’État lutterait contre la stigmatisation et le racisme :

(rires dans la salle), le condamné pour injure raciale se lève et hurle : « mais si ! on les protège, la preuve, on vient de créer un label origine auvergnate contrôlée ! voyons ! »

  • l’État s’intéresserait aux violences faites aux femmes depuis des décennies, mais qu’il rechignerait à s’y pencher à propos des banlieues.

Faut arrêter de déconner, c’est exactement l’inverse. Pendant des décennies, l’État n’en a rien eu à faire des violences contre les femmes. Les chercheuses et les militantes qui luttent et travaillent sur ces questions le savent très bien. Négations en cascade et tollés indignés à la sortie des premières enquêtes sur les violences faites aux femmes, absence de moyens tant institutionnels que financiers pour lutter contre ces violences, minimisation/invisibilisation dans les médias, difficultés énormes à faire voter des lois maigrelettes etc… Depuis que ces questions permettent de zoomer sur les banlieues, cependant, il faut reconnaître que l’État fait mine de s’y pencher.

Ces stratégies d’occultation ou de mise en lumière ponctuelle des violences masculines sont développées dans l’ouvrage de Patrizia Romito, « Un silence de mortes », dans lequel l’auteure souligne, en introduction :

« en définitive, on accepte de briser le silence à la seule condition que chaque épisode de violence soit présenté comme un cas isolé, et pourvu que les auteurs apparaissent au cœur d’une situation d’exception – entre autres parce que sous l’emprise d’émotions incontrôlables, ou au contraire souffrant d’une absence pathologique desdites émotions, ou parce que d’une autre culture – entendons issus de l’immigration ou musulmans. Alors on veut bien, à la rigueur parler de violence, mais jamais de violence masculine. »
Lire la citation sur le site Entre les lignes entre les mots

 

Cet état d’exception, ici, serait très clairement le produit d’une contamination de la société blanche-française par des immigrés basanés et barbares… (C’est bien connu, nous les blancs, adorons nos femelles au point de n’en tuer, n’en frapper, n’en violer, n’en injurier, n’en humilier que par passion, par amour « fou », et pas beaucoup, hein. Raisonnablement. Le style français pur souche, oui Madame. La classe quoi.)

Il faudrait donc croire qu’avant l’arrivée de ce qui est désigné comme de véritables hordes de barbares, la société française était douce avec ses femelles -rire nerveux- et qu’elle pourrait devenir violente si on ne contrôlait pas ces barbares.

Si on résume :

  • Ces violences ne sont donc pas MASCULINES, elles sont MUSULMANES.
  • IL FAUT réagir contre cette ISLAMISATION de la France.

 

L’émission est donc assez terrible à regarder, en ce qu’elle pue littéralement la fausse découverte, le faux courage de dire la vérité, suivant la rhétorique sarkozyste du « n’ayons pas peur des mots », qui ne recouvre qu’une volonté de tordre la pensée, d’utiliser les souffrances, de manipuler.
Ces femmes sont littéralement prises pour des objets servant une politique raciste.

Bref, c’est juste énorme. Que des mecs qui ont passé des décennies à traiter les féministes d’hystériques mal baisées se pointent, la gueule enfarinée, fiers comme des papes, pour se réclamer d’un féminisme dont ils ne connaissent absolument rien, et en tirer toute la gloire d’être, eux, des hommes biens, c’est tout simplement à vomir.

Et pendant que ce Thema Arte est diffusé, sur une chaîne concurrente, un « autre barbare » est disséqué.

Lui, il s’appelle Jacques Fruminet, et l’émission titre « Jacques Fruminet, tueur de femmes« . Sur la photo vous apercevez, outre son air bonhomme, qu’il n’est pas basané pour un sou : ce sont ses origines sociales de grand prolo qu’on va mettre en avant, grâce à une véritable litanie sur sa famille déstructurée, rongée par l’alcoolisme, etc. Bref, la lie de l’humanité.

Décidément, les arabes et les pauvres sont vraiment d’infréquentables personnages violents, dont les histoires nous permettent tout de même de nous offrir un petit frisson télévisuel de deuxième partie de soirée, après avoir regardé un énième épisode d’une quelconque série policière dans laquelle une femme se faisait éventrer/violer/égorger/étrangler.

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14 réponses à Femmes, pourquoi tant de haine ?

  1. Grekov dit :

    Le nombrilisme vous conduit à proposer un raisonnement stupide :
    – vous êtes une victime de l’homme blanc,
    – donc toutes les femmes sont victimes de l’homme blanc.

    Ainsi une afghane condamnée à vivre sous une bâche grillagée, au motif qu’elle n’est qu’un meuble au service de son mari, n’est pas une victime de discrimination sexiste puisque son bourreau n’est pas l’homme blanc : indifférence du féminisme ethnocentriste.

    De même vous ne dénoncez pas la ségrégation, l’excision, la répudiation ou la lapidation de millions de femmes puisque le bourreau ne peut-être que l’homme blanc et non le réactionnaire musulman : complicité du féminisme relativiste.

    L’aveuglement idéologique est de même nature que celui des communistes qui niaient l’exploitation de la classe ouvrière dans les régimes communistes au motif que seul les pays capitalistes exploitent les prolétaires.

    • Yelle dit :

      Bon, je retiens les premiers mots qui me viennent en tête, les insultes c’est pas constructif.
      Vous lisez un texte qui s’indigne qu’une émission (et bien d’autres gens) prétende que le machisme, les violences sexistes ne sont QUE un problème des « autres » (musulmans, immigrés, descendant d’immigrés, étrangers,…) et vous en déduisez que l’auteur pense que les seules violences existantes sont chez « l’homme blanc »?
      Relisez.

      Clarifions: il y a des violences sexistes partout. Les nier pour un groupe ou un autre est absurde et dangereux. Ne pas mentionner l’excision dans un article sur le sexisme ne revient pas à en nier l’existence.

      • Grekov dit :

        L’auteure affirme que cette émission contre le machisme est en réalité raciste et sexiste :

        Raciste car elle stigmatise « l’Autre », incarnation du Bien, qui par principe ne peut être machiste.

        Sexiste car elle masque la véritable violence machiste « des blancs plus aisés », incarnation du Mal, toujours impunis grâce à leur couleur de peau ou à leur argent.

        Stupide : qui manque d’intelligence, de jugement, de réflexion.

        • Mademoiselle S. dit :

          bravo, tu as tout compris.

        • Yelle dit :

          Si on en est à expliquer des définitions, tu peux réouvrir ton dictionnaire à « hypocrite »
          As tu le moindre élément pour soutenir ce que tu dis? « Je n’ai aucune preuve mais je suis sûre à 100% qu’elle hait les hommes et en particulier les blancs » n’est pas suffisant.
          Tu es celui qui essaye de décrire le monde de manière manichéenne, ce qui n’est jamais une preuve de grande intelligence.

  2. trucmuche dit :

    wouai alors là chapeau hein
    le grekov ou la grekov je sais pas se prend un pseudo genre dissident soviétique pour nous renvoyer dans la gueule l’argument éculé de la symétrie avec le communisme, la bête noire, pour mieux écraser le féminisme en fait dont il ou elle ne dit même pas le nom, et en plus se plait à jouer les intellectuels ou lles analystes pour dire que le raisonnement est de mauvaise foi.
    faut pas attaquer arte : c’est le fleuron de la télévision. le lieu de la culture !
    nan mais !
    résultat des courses le pseudo (ou la) dissidente soviétique ne sais pas lire et comprend absolument tout super bien clairement dans son concentré de gruyère.
    ça donne envie de débattre c’est fou.
    le pire c’est que c’est ces gens là qui vote pour les partis qui sont au pouvoir pour et par eux
    et dont on subit non seulement le sexisme permanent, l’essentialisme, le sectarisme tout azimut,… pour résumer la connerie crasse dans toute sa splandeur.

  3. Pingouin(e) dit :

    Niveau bêtise tu es également gratinée Trucmuche…. Cela dit Grekov ne sait pas lire, il est perturbé dans sa lecture, sans l’ombre d’un doute. Raus! Toutefois j’ai vu ici même quelquefois, et pas de la bouche de l’hôtesse, des invectives à l’adresse de commentateurs masculins, immédiatement disqualifiés du fait de leur appartenance (et on le disait aussi nettement) au genre: « homme, blanc, cultivé »… Je n’invente rien… Faut pas s’étonner que ça laisse des traces….

    • trucmuche dit :

      ah wouai super ça je suis gratinée question bêtise sans pour autant savoir en quoi au juste : normal , je suis gratinée question bêtise. moi j’aurais juste dit très caustique, sans plus, et encore assez polie… mais bon, je suis bêêêêête.
      mais c’est bien sûr !!! surtout après ce que l’on fait remarquer hein ! faut surtout pas s’étonner des trace que ça laisse

      • Jason dit :

        Filoute dit :Je n’ai pas ve9cu d’avortement personnellement. Cependant, ma merielule amie, de nationalite9 e9trange8re est tombe9e enceinte. Or dans son pays, qui nous est limitrophe l’avortement est interdit, ou bien se fait dans des bateaux dans des conditions hygie9niques que je vous laisse imaginer au large de nos cf4tes. On a donc de9cide9, qu’e9tant e9tudiantes en France on allait se tourner vers un planning familial e0 Paris. Quelle a e9te9 ma surprise quand on m’a demande9 qu’elle utilise ma se9curite9 sociale pour que dans son dossier me9dical il n’y ait pas de trace et qu’on ne puisse jamais la poursuivre dans son pays!!!! Si au planning ils ont e9te9 exemplaires, et je pense tre8s since8rement qu’avec tre8s peu de moyens ils font des miracles, dans la clinique prive9e cependant, j’ai cru mourir. Quand je l’ai accompagne9, il avait e9te9 pre9vu de la mettre dans la meame chambre qu’une me8re qui venait d’accoucher. On lui a fait des remarques sur la responsabilite9 sexuelle, et en guise d’au revoir et d’encouragements: nous espe9rons ne jamais vous revoir. J’ai cru que j’allais faire un scandale, puis me suis axe9e sur soutenir mon amie et la de9culpabiliser imme9diatement. Il y a un double discours tre8s de9rangeant quant e0 l’avortement, et les plus grand pourfendeurs du conservatisme ne sont pas force9ment les hommes. C’est tre8s certainement un de nos droits les plus fragile actuellement, merci donc pour ce blog.

  4. Mademoiselle S. dit :

    l’idée n’est pas de « disqualifier » l’homme, comme tu le dis, en tant qu’homme « par essence » (ce qui n’existe pas), mais de faire comprendre que cet homme n’est pas en dehors du rapport de domination, mais bien pris dedans et en bénéficie, qu’il le veuille ou non, qu’il soit gentil ou non, se proclame de bonne foi ou non. C’est certainement ce qui est difficile à reconnaître, ce bénéfice que l’on tire, malgré tout, d’une domination qu’on dit ne pas vouloir exercer et parfois que l’on dit ne pas exercer, carrément.
    Voir les travaux de léo thiers-vidal sur ce sujet http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/indispensable/

  5. Pingouin(e) dit :

    Et c’est encore un peu plus compliqué que cela. Le genre et la couleur ne sont pas plus déterminants qu’un certain nombre de caractéristiques qui conditionnent la domination. Or j’ai tout lieu de croire que d’une certaine façon la couleur est aujourd’hui moins prépondérante qu’elle l’a été (sans aucun doute en viciant considérablement les données) tandis que d’autres caractéristiques sont plus déterminantes… Je ne vous ferai pas injure en les nommant… Nos différends viennent toujours de là. Chaque camp compte ses excès et ses excessifs. Nous sommes séparés. C’est à peu près le seul constat certain sur lequel on puisse s’entendre. Bien à vous

  6. Grekov dit :

    « hypocrite » : qui fait preuve d’hypocrisie, défaut consistant à cacher ses véritables sentiments et à feindre des opinions et des vertus que l’on n’a pas.

    Ex 1 (Yelle) : refuser le manichéisme mais approuver un article qui oppose le Bien : « l’Autre » au Mal : « les blancs plus aisés », « le spectateur inconditionnel de la souche », « ces mâles blancs », « nous les blancs », « la société blanche-française », « nous les blancs » bis, « le style français pur souche ».

    Ex 2 (Mademoiselle S) : refuser l’essentialisme mais définir l’homme comme coupable de dominer la femme peu importe « qu’il le veuille ou non, qu’il soit gen­til ou non, se proclame de bonne foi ou non » et la femme comme victime de la domination masculine peu importe qu’elle la refuse ou non, qu »elle soit méchante ou non, se proclame de mauvaise foi ou non.
    Vous avez choisi parmi toutes les pensées essentialistes celle fondée sur le genre : choix pertinent et rationnel qui fait de vous une victime par essence peu importe vos actes.

  7. Auto dit :

    Et sinon, Grekov, peut-on donner un avis différent du tien sans se faire insulter ?
    D’ailleurs, sais-tu argumenter sans traiter de nombriliste, stupide, hypocrite (la liste n’est pas exhaustive), d’être dans le déni ?
    Est-ce que le fait d’insulter te donne raison ?
    Mademoiselle S, elle, par exemple, n’a pas besoin d’utiliser ce champ lexical pour argumenter. A défaut d’en prendre de la graine sur le fond, prends en sur la forme.
    Cordialement.

  8. FûtdeChêne dit :

    Hello !

    Merci pour vos articles, Mademoiselle S, vous savez manier la plume avec brio.

    Et pour en avoir lu une dizaine, je désespère d’en trouver un où j’aurais quelque chose à contredire ou à ajouter (hum… pour ne pas tomber dans l’hypocrisie tant décriée dans les derniers commentaires, en réalité ce « désespoir » est tout relatif^^).

    Je partage complètement votre analyse, cette façon de « faits-divers-iser » les violences faites aux femmes ; et de montrer du doigt des communautés par ailleurs ostracisées, qui peuvent représenter le Mal dans un axe où l’homme qui s’indigne de ces « drames » représente l’autre pôle.

    Ce n’est pas dire qu’il n’y a pas de violence sexiste parmi les pauvres/immigrés/simples d’esprit/alcooliques ou que sais-je, c’est dire que rejeter sur eux un problème qui irrigue toute la société, origines et classes sociales confondues, est une façon de feindre s’émouvoir en se dépêchant surtout de se dédouaner.

    Et l’exemple que vous donnez à la fin… La concomitance entre ce « facile-à-penser »* représenté par l’émission sur les méchants immigrés qui corrompraient notre belle société d’une part, les émissions de variété (documentaires et fictions policières) où on viole et égorge des femmes parce que ça fait quand même de super ressorts scénaristiques d’autre part, montre à quel point il est ridicule de voir dans les violences à l’endroit des femmes un produit culturel importé. Quand l’aspect culturel n’est pas tout simplement omis au profit du fait divers.

    *l’expression « politiquement correct » étant utilisée à tort et surtout de travers, elle me file des boutons

    En fait, j’avais identifié le même ressort dans les argumentaires récurrents contre les discours féministes, sous le vocable « la technique de l’Afghanistan ». Technique qui consiste à renvoyer systématiquement les femmes qui dénoncent le sexisme de notre société à s’occuper des vrais problèmes, à savoir les violences envers les femmes afghanes (ou une quelconque variation sur le même thème).

    Bon, sachant que j’ai dit (et que je pense toujours) ne rien avoir à ajouter à votre article, je le fais avec une surprenante logorrhée^^

    Ecrivez encore, tous vos lecteurs(rices) ne brûlent pas d’envie de vous insulter, certain(e)s apprécient beaucoup vos textes au contraire :)

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