Avorter est un droit, manifestation nationale du 6 novembre 2010.

Manifestation nationale à Paris pour défendre le droit des femmes à disposer de leur corps. Avorter est un droit ! Mobilisons-nous toutes et tous pour le défendre : RDV le samedi 6 novembre, à Paris.

L’avortement est un droit fondamental des femmes gagné de haute lutte !

Droit à l’IVG menacé

Le droit à l’avortement est une liberté fondamentale pour les femmes. La liberté de disposer de son corps permet de faire ses propres choix de vie ; c’est un pas vers l’autonomie, c’est permettre aux femmes d’exister autrement qu’en tant que mères.

De 1975 à 2001, le droit à disposer de son corps n’a fait que progresser, grâce aux luttes menées par les femmes :

  • 1975, loi Veil : les femmes obtiennent l’autorisation d’avorter.
  • 1982 : les femmes obtiennent le remboursement de l’avortement.
  • 2001, loi Aubry : les femmes obtiennent l’allongement du délai de 10 à 12 semaines, la suppression de l’obligation de l’autorisation parentale pour les mineures, la suppression de l’entretien préalable obligatoire, et la possibilité de choisir la technique d’avortement.

On pouvait donc penser qu’en 2001 le droit à l’avortement était enfin acquis !

Mais 9 ans plus tard, rien n’est acquis !

La loi de 2001 n’a jamais été appliquée dans son intégralité

La loi de 2001 représente une réelle avancée, mais elle est mal appliquée.
Certains établissements n’accueillent pas les femmes jusqu’à 12 semaines de grossesse. D’autres multiplient les obstacles à la prise en charge des mineures. Les femmes sans couverture sociale peuvent être obligées de fournir un chèque de caution. Les délais d’attente pour un avortement peuvent dépasser 3 semaines.

L’obligation des établissements publics d’organiser la pratique des avortements n’est pas respectée, alors qu’ils y sont tenus depuis 1979 : il n’existe aucune mesure contraignante ou incitative.

Les médecins pratiquant les avortements ne sont pas, dans la plupart des cas, remplacés quand ils partent ou prennent leur retraite : c’est l’occasion pour les directions d’établissements de restreindre ou d’arrêter la pratique de l’avortement.

Début 2010, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a dénoncé cette situation.

document au format PDF:

La loi Bachelot enterre l’hôpital public et l’avortement avec

La loi Bachelot restructure la santé publique avec pour seul objectif, la rentabilité économique.

  • Les établissements de santé sont regroupés, avec pour conséquence la fermeture d’hôpitaux de proximité, la
    fermeture de maternités, ou encore la fermeture de centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG).
  • La tarification à l’activité, nouvelle méthode de financement des hôpitaux, incite les établissements à limiter ou à arrêter les actes chirurgicaux estimés non rentables, notamment la pratique des IVG.
  • A chaque fermeture d’hôpital ou de services, les restructurations sont organisées avec perte de personnels soignants, concentration des activités, « travail à la chaîne ».

Cette politique est un recul considérable pour le droit des femmes à disposer de leur corps. C’est inacceptable.

:: Plus d’informations sur ce site : http://mobilisationavortementnov201… ::


RDV le samedi 6 novembre, à Paris


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6 réponses à Avorter est un droit, manifestation nationale du 6 novembre 2010.

  1. gab dit :

    je crois qu’il faut aller encore plus loin et établir l’égalité réelle de fait… Un homme peut contrôler sa fécondité grâce aux moyen de contraception et cela peut lui être demandé par sa partenaire; réciproquement une femme peut avoir une contraception et cela peut lui être demandé par son partenaire. A l’heure actuelle une femme peut décider d’avorter un foetus conçu a deux mais l’homme ne peut avoir de pouvoir de décision si l’on veut l’égalité il faut se battrez pour le droit de l’homme a faire avorter par décision l’enfant lui aussi doit pouvoir refuser la conception d’un enfant non désiré

    • Iyhel dit :

      On en reparlera quand on pourra greffer un utérus aux hommes…

    • Yelle dit :

      Passer du droit au devoir, donc? Et si la fille refuse l’avortement, on la met en prison, on l’anesthésie de force et on fait l’avortement contre sa volonté?
      Je ne crois pas que tu te rendes compte de ce que tu proposes. Il n’y aura jamais d’égalité parfaite entre les propriétaires d’utérus et les autres.

      Je me demande depuis longtemps s’il ne devrait pas y avoir des droits pour le père de reconnaître et élever son enfant même après accouchement sous x, ou au contraire abandonner son enfant (avant la fin de la période où l’avortement est possible) Mais là aussi, je suis bien consciente que ça soulèverait des montagnes de problèmes.

  2. Christine dit :

    Ben, pour refuser la conception d’un enfant non désiré, il a un moyen simple, l’homme. Il baise couvert ou non fécondant…

    Là, y’a pas de logique d’efficacité mais seulement du contrôle du corps des femmes, vieille lune masculiniste.

    Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de cas d’accouchement sous X où la relation du couple est saine avec un géniteur prêt à assumer…

    Quant à l’abandon par le père, comment dire… Même s’il n’est pas formalisé légalement, je pense que tout plein de femmes sans nouvelles ou sans pension alimentaire pourraient expliquer que dans la vraie vie des gens, il existe.

  3. Pingouin(e) dit :

    Il y d’autre solutions contraceptives que celles qui obligent l’homme: la préservatif féminin, le stérilet et la femme stérile. Rien ne l’empêche à l’homme de se choisir une femme stérile. C’est d’ailleurs un critère qu’elles devraient afficher plus souvent. On aurait d’un côté les pondeuses attractives pour l’étalon à vocation familiale. De l’autre les stériles à vocation de fourre festive pour l’étalon qui ne veut pas de mioches ou qui n’a pas les moyens d’assurer leur élevage. Des sites comme eurochallenges devraient offrir ce genre de prestations. Mieux cibler le marché. Proposer des produits différents.

  4. Nicolas dit :

    Cette chronologie n’est pas tout-à-fait exacte.

    La réforme française de 2001, contre laquelle le corps médical avait donné son avis négatif, n’a pas supprimé totalement l’entretien préalable obligatoire. Cet entretien obligatoire existe toujours pour les mineures.

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