Pater noster

Pater Noster, c’est quoi ? C’est une nouvelle colle ultra rapide ET ultra forte pour fixer… les limites.

Mademoiselle ne s’était pas encore penchée sur la presse pour « parents », avant qu’un Damoiseau papa ne lui rappelle son existence.

Voici donc en exclusivité le premier billet des entrailles réalisé par une nullipare et un primapare (oui… UN primapare, et pourquoi pas ?), pour une plongée dans un univers où les rôles d’antan, planqués sous le talc et enduits d’huile d’amande douce, vous pénètrent l’esprit dans la bonne humeur et entre deux gazouillis.

Au cours de ses pérégrinations domestiques, ma fille de dix-huit mois a exhumé au fond d’une étagère un classeur gracieusement envoyé par les éditions Hachette après sa naissance [1] ; un joli classeur avec de belles couleurs pastel, intitulé : « Élever son enfant », contenant une dizaine de fiches [2] sur des thèmes très classiques : santé (Quels remèdes pour les coliques ?), école (Il veut apprendre à lire), la vie quotidienne (Comment bien gérer son retour à la maison ?). Toujours le même format : un beau titre, trois idées fortes en première page, puis deux pages de blablas avec encarts conseils, repères, ou le saviez-vous, une conclusion creuse et le super conseil du docteur Di Mascio, experte autodésignée puisqu’on ne connaîtra pas sa qualité – pédiatre, pédopsychologue, que sais-je encore ?

Globalement, ça paraît assez inoffensif, voire on pourrait presque y glaner quelques informations instructives ; essentiellement, c’est de la bouillie conformiste et rassurante. Évidemment, c’est à l’attention des femmes, il n’est pas venu à l’esprit de l’éditeur que ça pourrait intéresser un homme. [3]

Certes, il y a bien quelques idées bizarres (donner une fessée relèverait exclusivement soit de la psychiatrie lourde, soit de la cour d’assises ; la méthode globale pour l’apprentissage de la lecture serait totalement à l’abandon – faudra quand même le signaler à Darcos, à tout hasard) et même de vraies perles : dans la fiche pour bien gérer son retour (de la maternité, des fois que vous n’ayez pas compris), il y a une liste de conseils pour s’organiser et gagner du temps, comme suit par exemple :  » Renoncez au repassage inutile des torchons, serviettes de toilettes et même les T-Shirts de votre compagnon (faites-les sécher sur un cintre). «  [4] Mouais ; c’est vrai quoi, le gars est notablement impotent pour les tâches ménagères, se repasser ses affaires, c’est pas possible, même pas en rêve ou en cauchemar. C’est vrai, après, que resterait-il à Bobonne, hein ? Femme, oui ; mère, oui, mais surtout : bonne ménagère ! [5]

Le sommet est atteint dans la fiche  » La place du père « . Je vous préviens, ça va être long, parce que chaque phrase ou presque est remarquable.

Intro :  » En un demi-siècle, la famille n’a cessé d’évoluer et de se modifier. La place du père aussi. Quand un couple se sépare, [là donc on part direct sur l’hypothèse que la famille « normale » et stable n’existe plus… [6] ] la paternité est vécue de loin [et c’est pas la peine d’espérer la garde des enfants, non mais ; d’ailleurs c’est répété plus loin] ; dans une famille reconstituée [quelle belle expression], un père peut être mis en situation de « beau-père » [et là c’est le drame, heureusement qu’il y a les bons conseils de M. Hachette]. À l’intérieur ou en dehors d’une cellule familiale, quel est le rôle des papas ? « 

 » Loin de l’image du « pater familias », les pères ont un nouveau rôle à jouer au sein de la famille et la société. [rassurez-vous, nous ne saurons pas ce qui est sous-entendu dans l’expression latine, ni en quoi le rôle est nouveau] [7]
[…] Tous les enfants ont un père ; les priver de ce parent peut être lourd de conséquences sur le devenir des petits. [lesbiennes s’abstenir, merci ; veuves également] « 

 » Mon père, ce héros…[formule gratuite et désuette qui n’apporte rien au discours, mais ça meuble] De plus en plus de femmes travaillent, rentrent tard le soir chez elles… [des points de suspension lourds de sens, non ?] Résultat : les hommes participent davantage aux tâches ménagères [mais pas au repassage, sans déc’ !] mais s’impliquent aussi plus qu’avant – et différemment ! – dans l’éducation de leurs enfants.

Les pères doivent de plus en plus prendre des décisions tout seuls pour faire face au quotidien.[Ah ? si vous le dites.] Ils n’y sont pas toujours préparés [ben oui, la paternité, c’est pas inné, contrairement à la maternité, bande de cruches, depuis le temps qu’on vous explique la beauté et le mystère de la nature féminine, mince] mais s’en sortent généralement très bien. [ouf ! Des héros on vous dit ! ]

Des rapports privilégiés Dès la naissance, la présence du père contribue de façon positive [encore heureux ; bien entendu, il est totalement irréaliste et puéril de croire qu’une femme pourrait jouer le même rôle ; ni un homme le rôle de la mère, Dieu nous préserve de telles idées] et particulière [irremplaçable on vous dit !] au développement de l’enfant :

- vers la sociabilisation : au cours d’activités pratiquées en commun, il va encourager son enfant à aller vers les autres, l’accompagner dans cette démarche.[alors que la mère est trop timide, trop effacée ou trop protectrice pour ça ; limite castratrice en fait ; et puis elle n’a pas que ça à faire, y a le repassage] La « bagarre », les jeux physiques pratiqués avec un garçon, notamment, [pour les filles ce sera… repassage avec Maman, voyons] sont autant d’occasions qui vont permettre à un enfant de se socialiser. [la socialisation par la baston, une bonne base pour une société pacifique et humaniste…] Par la suite il s’adaptera plus facilement à la crèche ou à l’école. [à grands coups de tatanes donc]

- En ce qui concerne le langage, un père parle à son enfant en utilisant des mots de spécialistes : ainsi, en matière d’automobiles, il parle d’une Renault ou d’une Porsche au lieu d’employer le mot voiture. [l’exemple est d’une pertinence rare… pas du tout caricatural en plus…] Pour pouvoir comprendre son enfant, il lui demande souvent de reformuler ce qu’il a voulu dire. Il encourage ainsi l’enfant à se rendre compréhensible par d’autres que sa mère. [qui est trop cruche pour demander à son petit cœur d’articuler, voyons, elle préfère elle-même régresser au babillage]
- Dans le domaine de l’intelligence, les jeux comme les puzzles ou les jeux d’assemblage donnent au père un autre moyen d’affirmer sa différence : il est souvent plus stimulant voire plus taquin. [après les bagnoles, le cliché qui manquait : les femmes nulles en math] Il « apprend sur le tas » et participe ainsi activement au développement de son enfant. [ben oui la mère peut pas allaiter, faire des câlins, repasser ET aider au développement intellectuel tout à la fois, trop dur]

Autorité ou complicité ? On serait tenté de répondre : « les deux mon capitaine » et ce, qu’il s’agisse du père ou de la mère. Mais, en matière de dialogue, avouons que certains papas savent mieux y faire, surtout ceux qui ne s’occupent pas de l’intendance quotidienne ! [la femme, nonobstant ses qualités ménagères, est un peu hystérique parfois] « 

Après, on part dans des considérations plus légales (partage des responsabilités éducatives, reconnaissance de paternité, etc.) donc plus factuelles, limite informatives même. Forcément, on rit moins. Des fois qu’on n’ait pas compris le message, il est répété en bandeau en pied de page :  » Quoiqu’il arrive, l’enfant aura toujours besoin de son père. Ne l’oubliez pas… pour lui. «  Compris, femme ?

Iyhel Mnemeltarma.

Notes

[1] ne pas chercher le comment ou le pourquoi, être parents, c’est pénétrer un nouveau marché de consommation que des dizaines d’enseignes vont se faire une joie de vous faire découvrir, que vous le vouliez ou non.

[2] et plus si on est prêt à payer pour ces fabuleux conseils.

[3] en cela c’est plutôt à contre courant, la plupart des ouvrages sur l’art d’être parents (rien que ça, ouais) s’efforcent, surtout les livres allemands ou anglosaxons, depuis de nombreuses années, de s’adresser au couple, au moins en façade.

[4] les fautes d’orthographe et de syntaxe sont d’origine, je ne voudrais pas déformer la bonne parole.

[5] au passage : si vous repassez vos torchons, draps et serviettes, libre à vous de gaspiller du temps et de l’énergie, hein, chacun ses passions…

[6] sachant qu’il y a quand même quatre fois plus (sources Insee) de familles avec enfants primonuptiales que de familles monoparentales ou recomposées…

[7] concernant 90 % des pères, l’essentiel du changement c’est qu’ils ont plus de temps grâce aux avancées sociales arrachées de haute lutte depuis 150 ans, et ça n’a rien à voir avec un changement de mentalité soixantehuitard comme le suggère à demi-mots l’auteur… mais c’est une autre histoire.

Intriguée par cette lecture, Mademoiselle nullipare est donc allée sur « Famili, le site des futurs et jeunes parents » qui a visiblement quelques soucis avec sa ligne marketing, puisque les parents se transforment rapidement en mamans…

« famili, le magazine tendrement pratique des futures et jeunes mamans d’aujourd’hui. »

Conseils, psycho bébé et enfants, éducation, santé maman et bébé, échanges d’expériences, bancs d’essais…

Famili vous accompagne chaque mois dans toutes les facettes de votre vie de future et jeune maman.

Passionnée par cet univers dans lequel le caca se transforme en une étape de la vie et les problèmes de gencives en cap incontournable, je suis tombée sur l’article que je cherchais.

Autorité : le monopole des pères?

Je n’ai pas résisté, je vous ai mis la photo. Je trouve qu’elle fait bien passer l’idée que, malgré la difficulté engendrée par la révision de ses crédits, on voit bien qu’un bébé, c’est que du bonheur !

L’article, de fond, pose d’emblée la question de l’avenir de notre société :

« Vers une uniformisation des rôles »

Et je ne sais pas pour vous, mais moi, dès le départ, j’ai senti que ce n’était pas une bonne chose. Bien évidement, un article résolument tourné vers l’avenir comme celui-ci se devait de commencer par un retour socio-historique béton.


La société évolue

Pendant des siècles, l’autorité au sein des familles a été l’apanage exclusif des hommes : le père faisait la loi et réglait la conduite de chacun. Au besoin en tapant plus au moins violemment du poing sur la table ! Mais, avec le temps et l’évolution de la société, les choses ont changé. Notamment, à mesure que les femmes investissaient le monde du travail, émergeait un nouveau refrain : un enfant se fait à deux, il s’élève aussi à deux. Y compris dans l’exercice de l’autorité.

Un nouveau refrain. On sent déjà que cette « évolution de la société » gonfle l’auteur. Bien entendu, on ignore s’il sort d’un repas avec Eric Zemmour, au cours duquel le déclin de l’humanité causé par les femmes aurait été évoqué. Mystère.

Des couples indifférenciés
Jour après jour, les mères ont endossé plus fréquemment des responsabilités jadis considérées comme masculines (formuler des interdits, gronder, punir…) et les pères ont, eux aussi, participé plus souvent à des fonctions jadis considérées comme maternelles (consoler, parler, écouter). A tel point qu’aujourd’hui, une très large majorité des couples pourrait être qualifiée d’indifférenciés.
Un progrès pour la famille ? Pas sûr. Car cette uniformisation des rôles n’aide pas les enfants à trouver leurs repères. Faut-il en conclure pour autant que dicter les règles, punir et gronder doit rester en priorité une affaire d’hommes ?

Notons que pour l’instant le magazine ne fait QUE poser la question… Et puis l’indifférenciation c’est vrai que c’est une perspective qui fait peur. On se retrouve directement avec des images horribles : un monde ou la couille n’aurait plus le dernier mot, où l’ovaire n’aurait plus forcément un tablier de cuisine. Bref, un monde flippant.

Le père : plus apte à exercer son autorité
Selon les spécialistes, l’autorité se situe en effet davantage du côté de la fonction paternelle. Cela tient à la nature même du masculin et du féminin. Même si le phénomène est largement d’origine culturelle, il y a une façon masculine et une façon féminine de prendre les choses. Un homme a une approche plus logique, il est plus apte à trancher dans le vif, à s’orienter vers une solution. Une femme, elle, perçoit davantage le non-dit. Sensible au pouvoir des mots, elle va tenter de négocier de trouver des compromis. Au final, quand il s’agit d’autorité, c’est-à-dire dans des situations conflictuelles ou de rébellion, les hommes se retrouvent plus aptes à agir.

Ah. Soupir de soulagement. La couille reste tout de même détentrice d’une très naturelle aptitude. Notons que le magazine est à la pointe des dernières découvertes scientifiques sur l’origine culturelle de certains de nos comportements. Mais visiblement, il en faut plus pour bousculer les fondamentaux.

« Cela tient à la nature même du masculin et du féminin. Même si le phénomène est largement d’origine culturelle, il y a une façon masculine et une façon féminine de prendre les choses. »

Mère nature n’a donc pas perdu la tête, il y a ENCORE une façon masculine et féminine de « prendre les choses ». On en vient à douter de l’efficacité de l’opposition du pouce aux autres doigts : et si finalement on prenait les choses avec notre sexe ? Cela résoudrait beaucoup de mystères : Si une femme conduit moins bien qu’un homme, ne serait-ce pas parce que son sexe a en définitive une moins bonne prise sur le volant ?

Les qualificatifs attribués aux hommes sont donc :

  • plus logique
  • apte à trancher dans le vif
  • s’orienter vers une solution.
  • plus aptes à agir

Concernant les femmes :

  • perçoit davantage le non-dit
  • Sensible au pouvoir des mots
  • négocier
  • trouver des compromis

La recette de cette soupe semble être un grand classique. Ahh… L’inimitable poireaux/pommes de terre, trop souvent jugé rustique, sans saveur, simpliste.

La répartition théorique des rôles

Le père pose les limites, la mère les rappelle
C’est au père de poser les limites, et à la mère de les rappeler quand il n’est pas là en faisant référence à lui. Il existe une raison simple à ce partage des rôles : au cours des premières années, le père se tient plus éloigné de l’enfant que la mère. Il incarne « l’étranger intime ». Cette distance le met en position de devenir celui qui énonce les lois, qui fixe les règles. Pour que l’autorité fonctionne, il faut donc que la mère intervienne au nom du père : « Tu sais bien que papa ne veut pas que tu joues seul sur le balcon. Il ne sera pas content d’apprendre que tu as désobéi. » Mais pas question d’en rester là et d’attendre le retour du « papa fouettard » pour faire respecter les consignes !

Que les grincheux/ses qui font des bonds viennent m’expliquer en quoi la complémentarité les dérange. Non la mère n’est pas rangée sous la bannière « petite chose suivant pôpa », non. Elle joue son rôle naturel, n’ayant pas assez de recul (trop sensible) et n’étant pas naturellement apte a exercer l’autorité (moins logique, plus sensible, encore une fois). Qui plus est, la môman peut également exercer une autorité… Mais immédiate, ponctuelle quoi… pour des broutilles.

L’autorité s’exerce à deux
Une maman doit aussi être capable d’exercer l’autorité immédiate : en l’occurrence, exiger de l’enfant qu’il regagne tout de suite sa chambre. La mère qui se contenterait d’évoquer toute la journée les ordres du père et attendrait le soir pour régler les problèmes prouverait simplement qu’elle n’est pas à la hauteur de son rôle éducatif. L’autorité s’exerce à deux, c’est certain. Encore faut-il que les rôles de chacun soient clairement définis pour qu’ils puissent s’accorder et se compléter. Or rien n’est moins évident dans les familles d’aujourd’hui.

Sans l’avoir clairement énoncé, on se rend compte que l’article parle d’une femme au foyer avec son gosse, et d’un pôpa parti chasser, sans doute actuellement sur le chemin du retour, avec une bonne grosse cuisse de gnou sur le dos.

Mais reprenons. Pour structurer votre enfant, il faut donc des rôles clairs, c’est à dire que chacun ait conscience de son rôle naturel, et le respecte.

Mais avec « les familles d’aujourd’hui », c’est dur. (familles d’aujourd’hui signifiant « pas celles d’avant », c’est à dire papa est en haut, qui fait le gros dos, maman est en bas qui fait le repas, et personne ne vient foutre sa merde avec des envie de travailler, ou de divorcer)

L’essentiel, rester solidaires

Peu importe qui fixe les limites
Dans la mesure où les pères s’occupent de plus en plus des enfants au même titre que les mères, les deux parents se retrouvent souvent à exercer l’autorité immédiate… mais il n’y a plus personne pour être celui qui fixe les limites. On a perdu la référence à ce tiers lointain qui édictait les règles. Or il est indispensable que l’un des deux dans le couple ait une autre vision des événements, prenne une plus grande distance. Que ce soit le père ou la mère n’a finalement pas tant d’importance. A chacun de choisir son rôle selon son tempérament. Pourquoi pas une maman qui décide des règles de vie à la maison si, dans le couple, c’est elle qui « porte la culotte » ?

Nous attendions avec impatience l’ouverture et la modernité ! Là voilà :

« Pourquoi pas une maman qui décide des règles de vie à la maison si, dans le couple, c’est elle qui « porte la culotte » ? « 

Visiblement, exercer son autorité sur un enfant signifie l’exercer tout court et sur toute la famille. Porter la culotte, être le mâle dominant du couple -ou y jouer pour une femme-, constitue donc dans l’article l’inverse de la situation préconisée précédemment, situation dans laquelle nous pensions bêtement que lorsque l’auteur parlait d’autorité du père, il ne désignait que celle à exercer sur le marmot… il s’agissait visiblement d’autorité tout court.

Je vous passe la suite de l’article, visiblement en lutte pour atteindre la consistance des bouillies pour bébés dont ils vantent les recettes.

Pour celles et ceux qui voudraient tout de même se lancer, je vous laisse sur ce conseil de Famili :

Le plus important pour faire un bébé, ce sont toujours les sentiments et la spontanéité ! Sans oublier de mener une vie régulière sans surmenage physique ou intellectuel. Ce n’est pas un hasard si bon nombre de bébés sont conçus en période de vacances, loin de tout calendrier !

Baisez et surtout, arrêtez de penser.

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